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Côte d’Ivoire: un séminaire de haut niveau ouvert à Abidjan sur la Transformation des entreprises africaines

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Les entreprises africaines ne sont pas suffisamment concurrentielles. Et pour cause ? Elles ne s’adaptent pas aux mutations de notre ère ainsi qu’aux changements de notre monde de plus en plus dynamique et évolutif. Un constat qui explique qu’un séminaire de deux jours ait été organisé à Abidjan par la fondation africaine pour l’entrepreneuriat et le développement économique en abrégé FAFED.

Prendre conscience que dans ce monde actuel qui bouge, l’entreprise doit pouvoir se transformer. Tel est le difficile exercice auquel s’est évertué la fondation africaine pour l’entrepreneuriat et le développement économique (FAFED), en organisant dans un hôtel huppé de la place, un séminaire de haut niveau de deux jours dont les portes ont été ouvertes aujourd’hui, mardi 23 mars 2021.

Pour M. Samuel Mathey, le consultant de cette fondation organisatrice du séminaire qui a pris en premier la parole pour ouvrir la séance des travaux, le monde que nous connaissons aujourd’hui est un monde mutant, changeant, concurrentiel et immensément vaste. Raison pour laquelle, les Africains doivent pouvoir penser le devenir de leurs entreprises qu’ils mettent en place en fonction des changements et des mutations de notre temps toujours en mouvement. Autrement, elles seront vouées à l’échec alors même que les opportunités que regorge notre continent sont énormes aussi bien en termes de potentialités qu’en qualité de ressources à explorer.

Mais, une telle transformation de l’entreprise demande une dose de technicité et de savoir-faire. C’est pourquoi, il a aussitôt fait appel à M. Redda Ben Geloune, le directeur général d’une importante société ivoirienne de la place, à l’effet d’expliquer à tous les séminaristes présents, ce que c’est que la transformation réelle d’une entreprise dans un monde comme le nôtre, en perpétuel changement.

 Prenant la parole, l’homme d’affaires ivoirien n’a pas mâché ses mots pour dire que pour créer une entreprise, le porteur du projet doit pouvoir au préalable évaluer les avantages et les risques conséquents avant de se lancer sur le marché de la concurrence. Ici, a-t-il relevé avec insistance, l’innovation dans les produits que propose la nouvelle entreprise, est la bienvenue dans ce monde toujours changeant. Une fois l’entreprise créée et au cours de son évolution quotidienne, l’entrepreneur doit pouvoir également et au même moment, prendre conscience de l’importance de lui mener une transformation systémique dans une démarche globale inductive et fonction des contingences sociales et environnementales.

A ce niveau de l’évolution de ses idées, l’homme d’affaires ivoirien Redda Ben Geloune, n’est pas passé de midi à quatorze heures, pour définir d’abord le concept même de transformation avant de donner par la suite, la méthode à suivre pour en réussir si l’on rêve vraiment d’une entreprise grande et expansionniste. Ainsi, il a laissé savoir que par rapport au changement, qui est un état d’évolution perpétuelle, la transformation quant à elle, est liée à une question de volonté et de direction, un besoin réelle d’une organisation ou une réorganisation des éléments structurants d’une entreprise pour répondre avec efficacité et célérité ou pour anticiper de façon significative, les besoins des clients sur le marché.

La transformation est donc la résultante des influences de l’environnement concurrentiel du marché sur l’entreprise. Et pour ce faire, le leader qui se trouve à sa tête, doit avant tout, avoir une vision managériale expansionniste qui lui permet de s’entourer des personnes ressources et suffisamment outillées de compétences.

L’entreprise qui veut donc s’adapter au contexte du temps actuel toujours en mouvement, doit également pouvoir « pivoter », c’est-à-dire, adopter des attitudes volontaires de souplesse et de direction. Un choix volontaire, réfléchi et bien pensé. Un mécanisme de choix volontaire qui vise à effectuer des changements systémiques pour améliorer de façon significative l’efficacité de l’organisation de ses structures pour un rendement plus que certain et dont la réussite dépend fortement de la façon dont cette orientation est menée.

Après cette brillante exposition sur la nécessité de la transformation des entreprises africaines dans ce monde actuel du numérique, l’on est passé aux questions de divers séminaristes que le conférencier, Redda Ben Geloune a eu du plaisir à répondre.

Dieunedort Essomé

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