
Au Zimbabwe, le chavirement d’un ferry sur le lac Kariba a fait au moins 15 morts et laissé 27 personnes portées disparues, selon les autorités citées par l’Associated Press (AP). Le bilan demeure provisoire alors que les équipes de secours poursuivent leurs recherches sur cette vaste étendue d’eau partagée avec la Zambie. L’accident s’est produit mardi, et les autorités n’ont pas encore établi le bilan définitif.
Selon les informations rapportées par l’AP, le navire transportait 114 passagers adultes et cinq membres d’équipage. Sa capacité annoncée était de 90 personnes. Ces chiffres établissent que le nombre d’adultes à bord dépassait la capacité déclarée du bateau, sans toutefois permettre, à eux seuls, de déterminer les circonstances précises ayant conduit au chavirement. L’AP rapporte également que la présence éventuelle d’enfants pourrait modifier le décompte global des personnes embarquées.
Les opérations de recherche et de secours ont été engagées par les autorités zimbabwéennes. La Civil Protection Unit a mobilisé des embarcations ainsi que des équipes intervenant sous l’eau. Au moins 77 personnes avaient été secourues et conduites vers une île voisine au moment des dernières informations rapportées par l’AP. Des moyens nautiques et un hélicoptère ont également été utilisés dans les opérations.
La question des conditions de navigation reste au centre des interrogations, mais les informations disponibles ne permettent pas encore d’attribuer officiellement l’accident à une cause unique. Une élue locale, Mutsa Murombedzi, a relayé des préoccupations exprimées par des habitants concernant l’état du ferry et sa capacité à affronter des conditions difficiles sur le lac. Ces préoccupations constituent un élément du débat local, mais elles ne valent pas, à ce stade, conclusion officielle sur les causes du naufrage.
Le contexte géographique est également important. Créé après la construction du barrage de Kariba sur le Zambèze au milieu du XXe siècle, le lac est partagé par le Zimbabwe et la Zambie. Il constitue une importante voie de transport et un espace économique et touristique pour les populations riveraines. Des exercices de préparation aux catastrophes ont par ailleurs été organisés dans la région ; la Banque mondiale avait notamment documenté, en 2018, des risques liés aux vents forts et aux vagues pendant les mois de juillet et août.
La priorité demeure désormais la localisation des personnes encore portées disparues et l’identification des victimes. Tant que les recherches ne sont pas achevées, le chiffre de 15 morts doit être considéré comme un bilan provisoire. L’évolution des opérations pourrait donc modifier le nombre de victimes et de survivants. Au-delà du drame humain, l’accident pose la question de la sécurité du transport lacustre, mais toute évaluation des responsabilités devra attendre les résultats des opérations et des éventuelles enquêtes officielles. Les autorités pourraient ensuite préciser les normes de sécurité applicables, les conditions météorologiques et les procédures de contrôle du navire.












