
De violents combats ont opposé, dans la matinée de ce jeudi 2 janvier 2026, les forces conjointes composées du Corps russe pour l’Afrique (Africa Corps), de l’armée malienne (FAMa) et de milices pro-gouvernementales aux combattants de l’État islamique au Sahel (EI-Sahel), dans la région de Ménaka, au nord du Mali. Ces affrontements surviennent au lendemain d’une attaque revendiquée par le groupe jihadiste contre un convoi militaire dans la même zone.
Selon des sources sécuritaires locales, les échanges de tirs ont eu lieu dans plusieurs secteurs périphériques de la ville de Ménaka, une région régulièrement confrontée à des violences armées. Les combats auraient été déclenchés lors d’opérations de ratissage menées par les forces conjointes à la suite de l’attaque à l’engin explosif improvisé (EEI) survenue le mercredi 1er janvier 2026.
La veille, l’EI-Sahel avait annoncé avoir ciblé des véhicules appartenant à l’Africa Corps et à l’armée malienne à l’aide d’un engin explosif improvisé. Dans un communiqué diffusé par ses canaux habituels, le groupe a affirmé que plusieurs véhicules militaires avaient été détruits ou endommagés et que des combattants de l’Africa Corps avaient perdu la vie, sans toutefois fournir de bilan chiffré précis ni d’éléments permettant de vérifier ces affirmations de manière indépendante.
Les autorités maliennes n’ont pas, à ce stade, communiqué officiellement sur les pertes humaines ou matérielles liées à l’attaque du 1er janvier ni sur les affrontements du 2 janvier. Du côté des populations locales, la situation demeure tendue. Des habitants de Ménaka font état de restrictions de déplacements et d’une présence militaire renforcée dans et autour de la ville, par mesure de sécurité.
La région de Ménaka, située dans le nord-est du Mali, est depuis plusieurs années un foyer d’instabilité marqué par des affrontements récurrents entre groupes armés jihadistes, forces gouvernementales et milices locales. Le déploiement du Corps russe pour l’Afrique, aux côtés des FAMa, s’inscrit dans la stratégie sécuritaire des autorités maliennes visant à renforcer la lutte contre les groupes armés actifs dans le pays.
Les combats de ce 2 janvier illustrent la persistance des défis sécuritaires dans le nord du Mali, malgré les efforts militaires engagés. En attendant des communications officielles plus détaillées, la situation reste évolutive, et les observateurs s’accordent à dire que les prochaines semaines seront déterminantes pour l’évolution du rapport de force dans cette zone stratégique du Sahel.









