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Mali : le pays vise une réduction de 25 % de ses émissions d’ici 2035

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Le Mali a franchi une nouvelle étape dans l’actualisation de sa politique climatique avec la validation technique de sa troisième Contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0). Le document fixe un objectif de réduction de 25,25 % des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2035, par rapport à un scénario de référence. L’engagement concerne notamment l’énergie, l’agriculture et les déchets.

Présentée à Bamako le 1er octobre lors d’un atelier présidé par la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara, la CDN 3.0 couvre la période 2025-2035. Selon l’Agence de presse africaine (APA), sa validation technique a réuni des représentants des administrations publiques, des collectivités, du secteur privé, de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers. Le gouvernement malien indique de son côté que le document doit contribuer à orienter les politiques d’atténuation et d’adaptation du pays.

Le nouvel objectif doit être distingué des engagements figurant dans la précédente contribution malienne, soumise en 2021. Celle-ci prévoyait, selon le NDC Partnership, des réductions par rapport au scénario de développement habituel de 31 % pour l’énergie, 25 % pour l’agriculture, 39 % pour l’utilisation des terres et la foresterie et 31 % pour les déchets à l’horizon 2030. La nouvelle cible, fixée à 25,25 % pour 2035, repose sur une échéance et un périmètre qui ne permettent pas une comparaison directe sans examiner le texte complet et ses hypothèses de calcul.

La question du financement constitue désormais un élément central de la mise en œuvre. L’APA rapporte qu’une estimation réalisée en 2025 par l’Agence de l’environnement et du développement durable évaluait à 12,3 milliards de dollars le coût global des actions d’atténuation et d’adaptation alors envisagées. Le montant correspondant à la version finalement validée de la CDN 3.0 doit encore être précisé. Le financement devrait associer ressources publiques nationales, investissements privés et mécanismes internationaux de financement climatique.

Cette trajectoire s’inscrit dans un contexte sahélien où les politiques climatiques doivent simultanément répondre aux besoins d’adaptation, de sécurité alimentaire, d’accès à l’énergie et de développement économique. Le Fonds vert pour le climat souligne notamment la vulnérabilité du Mali à la variabilité climatique, compte tenu du poids de l’agriculture, de l’élevage et des ressources naturelles dans son économie.

La prochaine étape sera également institutionnelle : l’APA indique que la CDN 3.0 n’était pas encore inscrite, au 1er octobre, dans le registre officiel de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, où figurait toujours la contribution soumise en 2021. Sa transmission permettra de formaliser le nouvel engagement au niveau international.

Au-delà de l’annonce du pourcentage, le suivi de cet objectif dépendra donc de la publication des mesures sectorielles, du calendrier d’exécution, des ressources mobilisées et des indicateurs retenus pour mesurer les progrès. Pour les autorités comme pour les partenaires techniques et financiers, ces éléments permettront d’apprécier concrètement la trajectoire du Mali jusqu’en 2035.

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