
Le 18 décembre 2025, une tentative d’attaque contre un avion transportant une délégation présidentielle malienne a eu lieu à l’aéroport de Tombouctou, dans le nord du pays. Selon des informations communiquées par le groupe terroriste JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), l’incident s’est produit alors que le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, se trouvait à bord d’un avion Gulfstream IV de la compagnie Kangala Air Express, immatriculé XT-KMA et portant le numéro 09C180.
L’avion, qui venait de se poser à Tombouctou en provenance de Bamako, transportait la délégation présidentielle malienne venue participer à la Biennale artistique et culturelle de 2025, un événement d’envergure destiné à promouvoir la culture malienne à l’international. Peu après son atterrissage, des roquettes ont été tirées sur l’appareil, mais, selon les autorités locales et les sources indépendantes, aucun dégât matériel ni victime n’a été déploré.
Le JNIM a rapidement revendiqué l’attaque, en publiant des images montrant le lancement du missile en direction de l’avion. Le groupe terroriste a indiqué que l’attaque faisait partie de ses actions de lutte contre les autorités maliennes, qu’il considère comme des ennemis. Cependant, la validité de ces images et la nature exacte de l’attaque n’ont pas encore été confirmées de manière indépendante. Les autorités maliennes n’ont pas réagi publiquement à cet incident, suscitant des interrogations sur la gestion de la situation.
Le Premier ministre, ainsi que les membres de sa délégation, n’ont pas été blessés. Les autorités de l’aéroport de Tombouctou, en collaboration avec les forces de sécurité locales, ont assuré la sécurité des passagers et ont mis en place des mesures supplémentaires pour prévenir d’autres attaques. Les détails concernant les mesures de sécurité renforcées autour de l’aéroport et de la délégation présidentielle restent, cependant, flous.
Cet incident survient alors que le Mali continue de faire face à des défis sécuritaires majeurs liés aux activités de groupes djihadistes dans le pays. Tombouctou, qui avait été une zone de conflit intense ces dernières années, demeure une région particulièrement sensible, malgré les efforts des autorités et des forces internationales pour y rétablir la sécurité.
Cet événement met en lumière la persistance des menaces terroristes contre les responsables politiques et les infrastructures sensibles du pays. La communauté internationale attend avec attention la réaction des autorités maliennes et des forces de sécurité, dans l’espoir de renforcer les dispositifs de protection dans les zones à risque.








