Home AFRIQUE Côte d’Ivoire : le déficit de pluie inquiète les producteurs de cacao

Côte d’Ivoire : le déficit de pluie inquiète les producteurs de cacao

photo d'illustration

À l’approche de la campagne principale 2026-2027, plusieurs régions cacaoyères de Côte d’Ivoire enregistrent des précipitations jugées insuffisantes. Des producteurs signalent notamment des chutes prématurées de jeunes cabosses, tandis que le manque d’humidité complique certaines opérations de séchage. La persistance de ces conditions au cours des prochaines semaines constitue désormais un point de vigilance pour la filière.

Le déficit pluviométrique concerne notamment les zones de Soubré, Agboville, Abengourou, Divo, Daloa, Bongouanou et Yamoussoukro, selon des témoignages recueillis auprès de producteurs. Ces régions figurent parmi les principaux bassins de production du pays. La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao et représente environ 40 % de l’offre mondiale, selon des données relayées par l’Agence ivoirienne de presse.

Les producteurs interrogés font état d’un développement plus difficile de certaines jeunes cabosses et de chutes prématurées. Ces observations concernent surtout les fruits destinés aux prochaines récoltes. À Daloa, le retour de quelques précipitations a toutefois été signalé, sans que cela permette encore de conclure à une amélioration durable des conditions hydriques. Les températures hebdomadaires observées dans les zones concernées ont varié entre 25,6 °C et 29,7 °C.

Le risque évoqué par les producteurs dépend principalement de la durée du déficit. Certains redoutent une situation plus préoccupante si les pluies ne reprennent pas régulièrement d’ici à la mi-octobre. Une persistance du temps sec pourrait affecter le développement des fruits et, par conséquent, les volumes disponibles lors des prochaines récoltes. À ce stade, il s’agit toutefois d’un risque identifié par les acteurs de terrain et non d’une estimation définitive de la production nationale.

La question intervient alors que la campagne principale 2026-2027 a officiellement débuté le 1er septembre, conformément au nouveau calendrier adopté par les autorités ivoiriennes. Elle doit se poursuivre jusqu’au 28 février. Le prix minimum garanti bord champ a été fixé à 1 200 FCFA le kilogramme pour le cacao bien fermenté, bien séché et bien trié.

La situation météorologique intervient donc dans une filière déjà confrontée à plusieurs contraintes structurelles, notamment le vieillissement des vergers et les effets des variations climatiques. Pour la campagne 2025-2026, la production ivoirienne avait été estimée à près de 2,2 millions de tonnes par l’AIP.

Au-delà du développement des cabosses, le temps couvert signalé dans plusieurs zones complique également le séchage des fèves récoltées. La régularité des précipitations dans les prochaines semaines sera ainsi déterminante pour apprécier l’évolution réelle de la production et de la qualité. Pour l’heure, les données disponibles témoignent surtout d’une vigilance accrue des producteurs, sans permettre de mesurer précisément l’ampleur d’un éventuel impact national.

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