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Côte d’Ivoire: Jean Claude Kanga appelle à intensifier la lutte contre les violences faites aux femmes

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Nonobstant les efforts du gouvernement, les violences faites aux femmes et aux jeunes filles persistent en Côte d’Ivoire. Pour le parapsychologue Jean Claude Kanga, il est temps de susciter des inquiétudes que cause ce phénomène afin d’intensifier davantage la lutte contre ce fléau qui prend de plus en plus de l’ampleur.

Les violences faites aux femmes et aux jeunes filles constituent aujourd’hui l’une des atteintes les plus graves des droits humains. Ses conséquences néfastes sur la santé physique, sexuelle, mentale et même psychologique pour ces femmes et ces jeunes filles, sont multiples autant qu’elles peuvent engendrer des traumatismes à long et à moyen termes.

Pour le parapsychologue Jean Claude Kanga, par ailleurs président directeur général de la nouvelle vision pour le développement collectif international (NVDCI), ces violences multiformes à l’égard de la gente féminine, « ne connaissent pas de frontière géographiques ni culturelles » même s’il fait remarquer cependant, que les femmes pauvres, ou du moins, celles issues des milieux défavorisés, sont cependant les plus exposées aux violences de leurs conjoints.

 C’est pourquoi, il lance un cri de cœur et appelle au secours, toutes les organisations de défense des droits humains, afin s’unir davantage pour protéger au plus haut niveau, les femmes ainsi que les jeunes filles, des violences multiformes auxquelles elles font face, notamment: des agressions sexuelles, des sévices corporels, des insultes, des licenciements abusifs, des chantages, des humiliations, etc.

Jean Claude Kanga, le parapsychologue et expert en question des violences faites aux femmes et aux jeunes filles mentionne cependant, que si des violences multiformes sont portées à l’endroit de la gente féminine, c’est bien parce que la société est encore sexiste et considère les femmes, non pas comme des Hommes à part entière mais plutôt, comme des jouets, des poupées ou même des marionnettes contrôlées par certains hommes. Ce qui n’est pas normal, a-t-il relevé avant d’ajouter que « l’une des principales violences sexuelles dont les femmes sont généralement victimes c’est le viol, c’est-à-dire l’agression sexuelle ou alors des actes de pénétration sexuelle forcée de quelque nature qu’il soit, qui sont commis sur leurs personne par violence, contrainte, menace ou surprise ». Il a conclu en faisant remarquer que de nos jours, contrairement aux idées préconçues, 75% des viols sont commis par une connaissance.

 Le parapsychologue Jean Claude Kanga a également saisi l’occasion pour faire savoir que nombreuses des violences faites aux femmes et aux filles ne les affectent pas seulement mais, également leurs familles, leurs proches ainsi que leurs communautés. En outre, les coûts des violences exercées sur les femmes et les jeunes filles sont souvent très élevés et se traduisent aussi bien par des dépenses exorbitantes en soins de santé, en procédure de justice ou au pire des cas, en perte de productivité et de fertilité.

Malgré les nombreuses années de mobilisation de la société civile et des décideurs contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, Jean Claude Kanga note que « seulement 52 pays dans le monde criminalisent le viol au sein du couple. Le viol est par ailleurs utilisé de manière massive et systématique dans les conflits armés comme au Rwanda où on estime à un demi-million le nombre de femmes violées pendant le génocide. Les femmes sont encore aujourd’hui vues comme des objets malléables au gré des points de vue et exigences ».

Nonobstant le nombre encore insignifiant des pays dans le monde à criminaliser les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, le parapsychologue Jean Claude Kanga remarque cependant, que certains pays disposent quand même des lois nationales pour lutter contre les violences domestiques, les agressions sexuelles et autres formes de violences à l’égard des femmes et des jeunes filles, mais ces lois restent encore inopérantes.

 Toutefois, des défis restent à relever pour faire appliquer réellement ces lois afin que les femmes et les jeunes filles jouissent pleinement de la liberté de leurs corps. Tout cela demande les efforts des uns et des autres, a-t-il conclu.

Il faut rappeler que Jean Claude Kanga, secrétaire régional des jeunes cadres du Moronou depuis décembre 2019, est diplômé en sciences économiques et de gestion. Il est également diplômé de parapsychologie et ses travaux sont majoritairement orientés vers les questions des violences faites à la gente féminine.

Dieunedort Essomé

 

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