
Le journaliste et animateur camerounais Conty Eka est décédé lundi 16 février 2026 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Selon des sources familiales, l’homme de médias a été victime d’un malaise alors qu’il se trouvait à son bureau. Sa disparition soudaine marque la fin d’un parcours emblématique dans l’audiovisuel africain, entre le Cameroun et la Côte d’Ivoire.
La nouvelle du décès de Conty Eka, de son vrai nom Constantin Ekani Mébenga, a été confirmée dans la soirée de lundi par des proches de la famille. D’après ces sources familiales, l’animateur était en service dans ses bureaux à Abidjan lorsqu’il a ressenti un malaise. Il serait ensuite rentré à son domicile, où son état se serait rapidement aggravé, avec des vomissements de sang. Transporté d’urgence à l’hôpital, il est décédé peu après son admission. À ce stade, aucune communication officielle des autorités sanitaires n’a précisé les causes médicales exactes du décès.
L’information sur les causes de son décès, largement relayée sur les réseaux sociaux dans les heures suivant les faits, doit être abordée avec prudence. Les détails médicaux proviennent exclusivement de témoignages familiaux et de publications en ligne, en l’absence de rapport médical rendu public. Aucune institution hospitalière ni le ministère ivoirien de la Santé ne s’est encore exprimé officiellement.
Originaire du Cameroun, Conty Eka avait construit une carrière transnationale. Il débute dans les médias à Douala à la fin des années 80, où il s’impose comme animateur radio et entrepreneur médiatique. Il dirige notamment Voltage 2, une radio locale, et fonde des structures de production audiovisuelle, dont Cekam Production. Selon des archives de presse camerounaises, il s’est distingué dès les années 1990 par un style direct et un sens du spectacle qui lui valent une forte notoriété.
Installé ensuite durablement en Côte d’Ivoire, qu’il qualifiait publiquement de « pays d’adoption », Conty Eka devient une voix familière de la radio et de la télévision ivoiriennes. Il collabore avec plusieurs médias majeurs et participe aux premières heures de la radio FM privée, notamment Fréquence 2, selon des témoignages d’anciens confrères. Dans les années 1990 et 2000, son influence dépasse le simple cadre de l’animation : il intervient comme producteur, expert en communication et promoteur de projets audiovisuels, dont CEN TV.
Du côté des acteurs du secteur médiatique, plusieurs journalistes ivoiriens interrogés par la presse locale saluent « un pionnier » et « un formateur informel » pour de nombreux jeunes animateurs. À l’inverse, des observateurs de la société civile rappellent que son parcours s’inscrit dans un contexte plus large de structuration parfois fragile des médias privés en Afrique francophone, marqué par des défis économiques, réglementaires et sanitaires pour les professionnels du secteur.
La disparition de Conty Eka intervient dans un paysage audiovisuel africain en mutation, confronté à la concurrence du numérique et à la précarité des conditions de travail. Pour de nombreux analystes des médias, interrogés par des journaux spécialisés, son parcours illustre à la fois l’essor des radios et télévisions privées en Afrique de l’Ouest et la vulnérabilité persistante des figures emblématiques de ce secteur.
À ce jour, aucune information officielle n’a été communiquée concernant l’organisation des obsèques. La famille a indiqué qu’une déclaration publique serait faite ultérieurement.











