
Le président congolais Denis Sassou Nguesso a annoncé, jeudi 5 février, sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 15 mars prochain. « Je vais faire acte de candidature », a-t-il déclaré, mettant ainsi fin aux spéculations qui entouraient sa participation à ce scrutin majeur pour l’avenir politique du Congo-Brazzaville.
Âgé de plus de 80 ans, Denis Sassou Nguesso est une figure centrale de la vie politique congolaise depuis plusieurs décennies. Il dirige le pays quasiment sans discontinuité depuis 1979, à l’exception de la période 1992-1997. Son annonce confirme sa volonté de briguer un nouveau mandat, dans un contexte marqué à la fois par des défis économiques persistants et par des attentes politiques fortes, tant au sein de la majorité présidentielle que de l’opposition.
Cette candidature s’inscrit dans le cadre institutionnel actuel, régi par la Constitution adoptée par référendum en 2015, qui avait notamment remis à zéro le compteur des mandats présidentiels. Ce texte avait permis au chef de l’État de se représenter en 2016, puis en 2021, suscitant à l’époque de vifs débats politiques et des critiques de l’opposition, qui dénonçait une réforme constitutionnelle taillée sur mesure.
À un peu plus d’un mois du scrutin, l’annonce de Denis Sassou Nguesso donne le signal de l’ouverture effective de la campagne présidentielle. Le Parti congolais du travail (PCT), formation au pouvoir, ainsi que les partis alliés de la majorité, devraient rapidement se mobiliser pour soutenir sa candidature. De son côté, l’opposition, fragmentée et affaiblie par des divisions internes, est attendue sur sa capacité à proposer une alternative crédible et à désigner des candidats capables de fédérer au-delà de leurs bases traditionnelles.
Sur le plan socio-économique, le prochain président héritera d’un pays confronté à des difficultés structurelles, notamment la dépendance aux revenus pétroliers, la dette publique et le chômage des jeunes. La gouvernance, la transparence et la diversification de l’économie figurent parmi les enjeux régulièrement mis en avant par les acteurs politiques et la société civile.
À l’international, cette élection sera suivie avec attention par les partenaires du Congo, en particulier au sein de la sous-région d’Afrique centrale. Les observateurs s’intéresseront notamment aux conditions d’organisation du scrutin, à la participation électorale et au climat politique durant la campagne.
Avec cette déclaration, Denis Sassou Nguesso confirme sa position de candidat central de la présidentielle du 15 mars, ouvrant une nouvelle séquence politique dans un pays où la continuité du pouvoir reste un sujet de débat récurrent.









