Home AFRIQUE Comores : l’Etat instaure un couvre-feu suite à des violences postélectorales

Comores : l’Etat instaure un couvre-feu suite à des violences postélectorales

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photo d'illustration

Après la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle du dimanche 14 janvier dernier annonçant le président sortant Azali Assoumani, vainqueur avec un taux de 62,97% des voies, certains militants de l’opposition ont rejeté ces résultats en procédant au vandalisme et à des casses des bâtiments publics. Une situation qui a amené les autorités à instaurer un couvre-feu à Moroni, la capitale politique du pays.

En effet, des heurts ont éclaté hier mercredi entre les militants de l’opposition et les forces de l’ordre au lendemain de la proclamation des résultats provisoires annonçant la victoire du président sortant Azali assooumane avec un taux de 62,97% des suffrages exprimés.

A la suite des protestations de ces militants de l’opposition contre les forces de l’ordre suite aux résultats de la présidentielle tenue le 14 janvier 2024, la BBC rapporte que plusieurs bâtiments publics ont été saccagés ou incendiés.

D’autres manifestants sont même allés jusqu’à s’attaquer aux bâtiments des résidences privées de certaines personnalités publiques, c’est le cas de Bianrifi Tarmidhi, le ministre des Transports dont la maison a été carrément incendiée.

Il faut rappeler que le président sortant Azali Assoumani, en se faisant ainsi réélire, brigue là un quatrième mandat après avoir modifié la Constitution pour supprimer la limitation des mandats.

A cette élection, il a été opposé à cinq autres candidats dans un contexte de mécontentement généralisé de la part de l’opposition qui a remis en cause la légitimité du processus.

Azali Assoumani, âgé de 64 ans, est un ancien officier militaire qui a accédé au pouvoir par un coup d’État en 1999. Il a exercé deux mandats non consécutifs en tant que président, de 2002 à 2006 et de 2016 à aujourd’hui.

Avant la tenue de cette élection, les candidats de l’opposition ont eu à soulever de sérieuses inquiétudes quant à la transparence du prochain scrutin, allant jusqu’à citer la partialité présumée de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et des irrégularités dans l’inscription des électeurs.

Certains dirigeants de l’opposition ont même appelé au boycott, arguant que les conditions d’une élection libre et équitable ne sont pas réunies.

Ces élections interviennent alors que le pays est confronté à des difficultés économiques et s’efforce de maintenir une croissance financière stable.

Nathalie Germain

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