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Centrafrique : l’exécutif tente un dialogue politique avec le BRDC pour sortir de l’impasse

photo de fin d'échanges du dialogue politique


C’est officiel. Mardi 2 septembre 2025 a marqué le lancement officiel du dialogue politique entre l’exécutif et le Bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC). La salle de réunion de la Primature a accueilli une courte cérémonie présidée par le Premier ministre Félix Moloua.

Cet événement symbolise une avancée significative dans le paysage politique centrafricain, longtemps marqué par des tensions liées aux doutes entourant la transparence et l’équité des processus électoraux. Le BRDC a conditionné sa participation aux prochains scrutins à la tenue de ce dialogue, considérant qu’un processus électoral inclusif et transparent ne saurait exister sans une concertation préalable impliquant toutes les forces politiques.

 « À la demande du BRDC pour l’organisation du dialogue politique, l’exécutif avait déjà donné suite. L’intérêt aujourd’hui est de préciser le contenu, les contours structurels et les thématiques du dialogue sollicité afin d’en informer toutes les parties », a indiqué le Premier ministre.

Les leaders du BRDC, à travers leur porte-parole Martin Ziguélé, ont manifesté leur satisfaction devant l’attitude ouverte du gouvernement, tout en soulignant leur détermination à rester attentifs pour que les échanges aboutissent à des actions concrètes plutôt qu’à des gestes symboliques.

Martin Ziguélé a affirmé que les deux parties avaient montré une volonté commune de structurer méthodiquement les discussions dans le cadre de ce dialogue politique. Il a également précisé qu’ils se réuniraient de nouveau afin de poursuivre les échanges et d’approfondir les points à examiner au cours des prochaines rencontres.

Depuis la promulgation de la nouvelle constitution de la République centrafricaine, le 30 août 2023, certains leaders des partis d’opposition rassemblés au sein du BRDC ont conditionné leur participation aux élections prévues pour le 28 décembre 2025 à une réforme profonde de l’Autorité nationale des élections (ANE) et du Conseil constitutionnel, qu’ils jugent trop biaisés et inefficaces.

Le dialogue politique entre le gouvernement centrafricain et l’opposition s’est ouvert quelques jours après l’annonce officielle, publiée dans le journal officiel de la République française, de la renonciation à la nationalité française par Anicet Georges Dologuélé, figure emblématique de l’opposition en Centrafrique.


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