
En Centrafrique, les autorités éducatives ont pris des mesures exceptionnelles à la suite du drame survenu au lycée Barthélemy Boganda de Bangui. Alors que le pays est en pleine période d’examens officiels, les épreuves ont été délocalisées dans des centres jugés plus sûrs, après l’incident tragique qui a bouleversé la communauté scolaire.
Le 3 juillet dernier, une tragédie survenue au lycée Barthélémy Boganda de Bangui, où une explosion suivie d’une bousculade a coûté la vie à une vingtaine d’élèves alors qu’ils tentaient d’accéder à leur salle d’examen dans une atmosphère de panique.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la surpopulation dans l’enceinte de l’établissement et des dysfonctionnements dans l’organisation auraient aggravé la situation.
Face à l’émoi suscité par le drame, le ministère de l’Éducation nationale a décidé, en concertation avec les autorités locales et les forces de sécurité, de délocaliser les centres d’examen vers des sites mieux adaptés et mieux encadrés. Parmi eux figurent des bâtiments administratifs, des écoles privées ainsi que des établissements universitaires, réquisitionnés pour l’occasion.
« Il était de notre devoir de garantir à nos enfants des conditions d’examen sécurisées et sereines », a déclaré la ministre de l’Éducation, Aurélien Simplice Zingas, lors d’une conférence de presse tenue le lundi 7 juillet. « Ce drame ne doit pas se répéter. »
Les parents d’élèves, encore sous le choc, saluent la réactivité des autorités, tout en appelant à une réforme structurelle du système éducatif. « C’est une solution d’urgence, mais il faudra repenser l’organisation des examens pour les années à venir », estime Michel Doukouya, représentant d’une association de parents d’élèves.
Sur le terrain, des dispositifs de sécurité ont été renforcés autour des nouveaux centres d’examen, avec la présence visible de la gendarmerie et de la police. Des agents de santé ont également été mobilisés pour assister les candidats en cas de malaise.
Malgré les circonstances, les épreuves se déroulent désormais dans le calme, selon plusieurs observateurs. Les autorités espèrent que cette réorganisation permettra de conclure la session 2025 sans autres incidents majeurs.











