
La scène politique camerounaise entre dans une nouvelle phase alors que ELECAM, l’organe en charge des élections a officiellement dévoilé la liste définitive des candidats retenus pour la présidentielle du 12 octobre prochain. Sur les 83 dossiers de candidature reçus dans les délais impartis, seuls 13 ont été validés, selon l’annonce faite samedi.
Le processus de sélection, conduit par les instances électorales, a été marqué par une rigueur administrative renforcée. Parmi les motifs de rejet les plus fréquemment évoqués figurent l’absence de certaines pièces exigées par la loi électorale, le non-respect du délai légal de dépôt, ou encore la pluralité de candidatures par un seul parti politique.
Les 13 candidats retenus sont issus de diverses formations politiques. Le président sortant, Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, figure parmi les candidats validés, briguant ainsi un nouveau mandat. Face à lui, plusieurs visages connus de l’opposition mais aussi de nouvelles figures ambitionnent de porter un discours alternatif, dans un climat politique que les observateurs qualifient de tendu mais encadré.
ELECAM a souligné avoir agi dans le strict respect des dispositions de la loi électorale, insistant sur le caractère équitable et impartial du processus. « Chaque dossier a été examiné selon les mêmes critères. La loi s’est appliquée à tous, sans distinction », a déclaré un membre de ce Conseil électoral, lors d’un point de presse animé à Yaoundé le weekend dernier..
Dans les rangs des candidats recalés à l’instar de l’opposant Maurie Kamto, certains dénoncent des décisions qu’ils jugent « excessivement formalistes », tandis que d’autres envisagent des recours, bien que la loi limite les possibilités de contestation une fois la liste publiée.
À un peu plus de deux mois du scrutin, les regards sont désormais tournés vers la campagne électorale qui s’annonce décisive. Les enjeux sont multiples, allant de la stabilité politique au renforcement de la démocratie, dans un pays confronté à des défis sécuritaires dans certaines régions et à une pression croissante pour une alternance au sommet de l’État.
Les prochaines semaines seront marquées par la publication des programmes des différents candidats et le déploiement du dispositif électoral, dans l’attente du jour J : le 12 octobre 2025.











