
Selon des renseignements collectés par des sources militaires régionales, le colonel rebelle béninois Pascal Tigri, présenté comme le principal instigateur de la tentative de coup d’État survenue au Bénin, aurait quitté le Burkina Faso pour se réfugier à Lomé, la capitale du Togo, après l’échec de son opération. Ces informations, qui n’ont pas été confirmées officiellement par les autorités béninoises, togolaises ou nigériennes, décrivent des mouvements coordonnés impliquant plusieurs acteurs régionaux.
D’après ces mêmes sources, un jet privé associé à l’entourage du président togolais Faure Gnassingbé aurait effectué un déplacement récent vers Niamey, la capitale du Niger. Le colonel Tigri s’y serait rendu auparavant, indiquent les archives militaires consultées, afin d’y attendre une éventuelle médiation ou protection. Toujours selon ces renseignements, le séjour à Niamey aurait donné lieu à un entretien d’au moins quatre heures entre le président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), le général Abdourahamane Tiani, et le représentant togolais, voire le président Gnassingbé lui-même.
À l’issue de cette rencontre, et toujours selon ces informations non officielles, le jet togolais serait reparti en direction de Lomé, avec à son bord le colonel Pascal Tigri. Ces déplacements, s’ils étaient confirmés, suggéreraient une implication diplomatique du Togo dans la gestion de la situation née de la tentative de putsch au Bénin. Aucun élément ne permet toutefois de déterminer la nature exacte des échanges tenus à Niamey, ni les intentions des parties impliquées.
Pour l’heure, ni le gouvernement togolais, ni les autorités nigériennes, ni les responsables béninois n’ont réagi publiquement à ces informations. L’absence de commentaires officiels laisse subsister de nombreuses interrogations sur les conditions de la fuite présumée de l’officier rebelle, ainsi que sur les éventuelles négociations en cours dans la sous-région.
La situation demeure suivie de près par les observateurs politiques et sécuritaires d’Afrique de l’Ouest, dans un contexte où les relations entre États de la région sont régulièrement marquées par des tensions, des médiations discrètes et des repositionnements stratégiques. Les prochaines déclarations officielles, si elles interviennent, permettront peut-être de clarifier la trajectoire du colonel Tigri et les implications régionales de cet épisode encore largement entouré d’incertitudes.









