
Le président iranien Masoud Pezeshkian a rejeté mercredi toute perspective de capitulation face aux États-Unis, lors de son intervention devant la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York. Sa déclaration intervenait au lendemain d’un discours de Donald Trump menaçant d’« annihiler » l’Iran en l’absence d’accord. Téhéran affirme néanmoins rester disposé à poursuivre les négociations diplomatiques.
Devant les représentants des 193 États membres de l’Assemblée générale, Masoud Pezeshkian a défendu la position de son gouvernement dans le conflit qui oppose actuellement l’Iran aux États-Unis. Le président iranien a déclaré que son pays ne « plierait pas le genou » et qu’il ne se rendrait pas sous la pression américaine. Son intervention répondait directement aux propos tenus la veille par Donald Trump, qui avait averti que les États-Unis pourraient « annihiler » la République islamique si aucun accord n’était conclu.
Pezeshkian a présenté les opérations américaines et israéliennes contre l’Iran comme des attaques auxquelles son pays aurait répondu dans un cadre défensif. Il a notamment évoqué des victimes civiles et des établissements touchés pendant les hostilités. Il a également montré à la tribune des photographies de l’ancien guide suprême Ali Khamenei et de victimes iraniennes, notamment celles d’une école de Minab. Les sources consultées rapportent que Khamenei a été tué lors des frappes américano-israéliennes du 28 février 2026.
Sur le dossier nucléaire, le président iranien a réaffirmé que son pays ne cherchait pas à fabriquer une arme nucléaire. Il a soutenu que les installations nucléaires iraniennes avaient une vocation civile, notamment énergétique. Cette position s’inscrit dans le désaccord persistant avec Washington, qui affirme vouloir empêcher Téhéran d’acquérir une capacité nucléaire militaire.
Malgré le ton ferme de son intervention, Pezeshkian n’a pas fermé la porte à la négociation. Il a déclaré que l’Iran restait prêt au dialogue, à la diplomatie et aux négociations, mais sans accepter ce qu’il considère comme une négociation sous la contrainte. Cette position intervient après une rencontre de plusieurs heures, le 22 septembre, entre le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et l’émissaire américain Steve Witkoff, la première rencontre de ce niveau depuis plusieurs mois.
Le détroit d’Ormuz constitue également un enjeu majeur du conflit. Cette voie maritime assurait avant la guerre le transit d’environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, selon Reuters. Les perturbations qui l’affectent représentent donc un risque pour les marchés énergétiques internationaux.
En conclusion, le discours de Masoud Pezeshkian combine deux messages : le refus d’une capitulation sous pression américaine et le maintien d’une ouverture aux négociations. Les positions publiques de Washington et de Téhéran demeurent toutefois éloignées, tandis que les discussions diplomatiques se poursuivent dans un contexte militaire et énergétique particulièrement tendu.











