
Une cour d’appel tunisienne a ordonné, mercredi, la libération de la journaliste Chatha Belhaj Mubarak, emprisonnée depuis 2023 dans une affaire de complot, après avoir décidé de réduire sa peine de prison. L’information a été confirmée par des membres de sa famille, mettant fin à plusieurs mois de détention qui avaient suscité des réactions dans les milieux médiatiques et des droits humains.
Chatha Belhaj Mubarak avait été arrêtée dans le cadre d’une vaste enquête judiciaire portant sur des accusations de complot contre la sûreté de l’État. Cette affaire, impliquant plusieurs personnalités politiques, militants et professionnels des médias, s’inscrivait dans un contexte de tensions accrues entre les autorités tunisiennes et une partie de la société civile, sur fond de débats autour des libertés publiques et de l’indépendance de la justice.
Selon des sources proches du dossier, la cour d’appel a estimé que certains éléments retenus lors du jugement en première instance justifiaient une révision de la peine prononcée contre la journaliste. La réduction de cette peine a conduit à sa libération immédiate, après plus d’un an de détention. Les détails précis de la nouvelle condamnation n’ont toutefois pas été rendus publics dans l’immédiat.
La famille de Chatha Belhaj Mubarak a accueilli la décision avec soulagement, tout en soulignant l’impact humain et professionnel de cette incarcération prolongée. « C’est un grand soulagement après une période très difficile », a indiqué un proche, rappelant que la journaliste avait toujours nié les accusations portées contre elle.
De son côté, la défense a salué une décision qu’elle considère comme un pas vers un rééquilibrage judiciaire, tout en affirmant poursuivre les démarches légales afin d’obtenir l’annulation complète des charges. Les avocats estiment que le dossier reste emblématique des préoccupations liées au traitement judiciaire des journalistes et des voix critiques dans le pays.
Plusieurs organisations de défense des droits humains et de la liberté de la presse avaient régulièrement appelé à la libération de Chatha Belhaj Mubarak, dénonçant une détention qu’elles jugeaient disproportionnée et susceptible d’entraver le travail journalistique. Elles suivent désormais avec attention les suites judiciaires de cette affaire.
Cette décision de la cour d’appel intervient dans un contexte où la situation des médias en Tunisie fait l’objet d’une attention particulière, tant au niveau national qu’international. Si la libération de la journaliste est perçue par certains observateurs comme un signal d’apaisement, d’autres soulignent que de nombreux dossiers sensibles restent pendants devant les tribunaux.










