
Le vice-président tanzanien Emmanuel John Nchimbi a annoncé sa démission, le 25 août 2026, après moins d’un an à la deuxième plus haute fonction de l’État. La présidente Samia Suluhu Hassan a accepté son départ, qui prendra officiellement effet le 4 septembre. Les autorités ont annoncé l’ouverture de la procédure constitutionnelle destinée à désigner son successeur.
Le vice-président de la Tanzanie, Emmanuel John Nchimbi, a annoncé mardi 25 août sa démission de ses fonctions ainsi que son retrait de la vie politique et de la fonction publique. Nommé après l’élection présidentielle d’octobre 2025, il avait prêté serment le 3 novembre 2025. Son mandat aura ainsi duré 295 jours, selon le quotidien tanzanien The Citizen.
Dans une déclaration rendue publique le même jour, Emmanuel Nchimbi a indiqué avoir adressé sa lettre de démission à la présidente Samia Suluhu Hassan. Il a expliqué cette décision par un engagement pris avant son entrée en fonction : quitter la vice-présidence si la cheffe de l’État estimait nécessaire de choisir un autre titulaire. Il a déclaré être désormais convaincu que la présidente souhaitait « un changement » et qu’il entendait respecter cette promesse.
La présidence tanzanienne a accepté la démission. Selon une déclaration gouvernementale rapportée par Reuters, aucun motif officiel supplémentaire n’a été communiqué. Le départ d’Emmanuel Nchimbi prendra effet le 4 septembre 2026. Les autorités ont également indiqué que les procédures constitutionnelles seraient engagées pour nommer un nouveau vice-président.
La démission intervient dans un contexte politique marqué récemment par des discussions autour de la réforme constitutionnelle. En juillet, Emmanuel Nchimbi avait appelé, lors d’un événement organisé par une organisation de défense des droits, à soutenir l’élaboration d’une nouvelle Constitution. Ses propos avaient suscité des critiques au sein du parti au pouvoir, le Chama cha Mapinduzi (CCM), dont il avait auparavant été secrétaire général.
Plusieurs médias tanzaniens ont, par ailleurs, fait état de tensions ou de divergences au sommet du pouvoir. Ces informations ont toutefois été rapportées sur la base de sources ou d’allégations qui ne constituent pas, à elles seules, une confirmation officielle des raisons de son départ. La présidence n’a pas présenté publiquement de motif différent de celui communiqué dans le cadre de la démission.
Cette transition intervient moins d’un an après l’élection de Samia Suluhu Hassan à la présidence. La procédure annoncée par les autorités doit désormais permettre de pourvoir la fonction de vice-président conformément aux dispositions constitutionnelles invoquées par Emmanuel Nchimbi dans sa lettre.
Le départ d’Emmanuel Nchimbi ouvre ainsi une nouvelle étape institutionnelle en Tanzanie. Son remplacement devra intervenir dans le cadre constitutionnel annoncé par les autorités, tandis que les circonstances précises de cette démission restent, à ce stade, limitées aux éléments officiellement communiqués.












