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Soudan : Genève renforce la coordination diplomatique pour relancer les efforts de paix

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Alors que la guerre au Soudan entre dans sa quatrième année, les initiatives diplomatiques internationales se poursuivent pour tenter d’enrayer les violences et répondre à l’urgence humanitaire. Réunis le 21 octobre 2026 à Genève, 22 États et cinq organisations internationales et régionales ont examiné les conditions d’une désescalade militaire, d’un cessez-le-feu et d’une transition politique inclusive. Au 30 octobre, aucun accord de cessation des hostilités issu de cette rencontre n’a toujours pas été annoncé.

La sixième réunion consultative sur le Soudan s’est tenue le 21 octobre au Palais des Nations, à Genève, à l’initiative conjointe de la Suisse et du bureau de l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies. Vingt-deux États et cinq organisations internationales y ont participé. Les échanges ont porté sur la coordination des médiations, la désescalade, l’accès humanitaire et un processus politique inclusif.

Cette rencontre intervient alors que le conflit déclenché en avril 2023 entre les Forces armées soudanaises (SAF) et les Forces de soutien rapide (RSF) se poursuit. Anciennement alliées lors de la prise du pouvoir en 2021, les deux formations s’affrontent depuis plus de trois ans. Les combats ont affecté les infrastructures, les services essentiels et la vie quotidienne. Avant la réunion, les autorités suisses estimaient à environ 34 millions le nombre de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire au Soudan. Berne indiquait avoir consacré près de 217 millions de francs suisses à l’assistance dans le pays et la région depuis le début de la guerre.

La rencontre de Genève n’était pas une négociation directe entre les belligérants. Selon les comptes rendus disponibles, ni les autorités soudanaises ni les RSF n’y étaient représentées. Elle visait d’abord à rapprocher les démarches diplomatiques des acteurs engagés dans les initiatives de paix. Les participants ont réaffirmé leur attachement à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale du Soudan, ainsi qu’à la préservation de ses institutions. Ils ont rejeté la création de structures institutionnelles parallèles et souligné qu’une solution militaire ne pouvait mettre durablement fin à la crise.

La question des drones a également occupé une place importante. Les frappes visant des civils et des infrastructures publiques préoccupent diplomates et humanitaires. Le secrétaire d’État suisse Alexandre Fasel a décrit le conflit comme une « guerre de drones », en soulignant ses conséquences sur les populations. Cette évolution complique la protection des civils et renforce les enjeux liés au respect du droit international humanitaire. Les circonstances et les responsabilités de chaque attaque doivent toutefois être établies à partir d’informations vérifiées.

La dimension africaine est centrale. Des pays voisins du Soudan ont participé à la réunion, aux côtés de l’Union africaine, de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), de l’Union européenne et de la Ligue des États arabes. Les déplacements transfrontaliers et les risques de propagation des tensions donnent à la crise une portée régionale.

À l’issue des échanges, l’envoyé de l’ONU Pekka Haavisto a annoncé l’intention de tenir ces consultations tous les trois mois afin de suivre les avancées et les obstacles. Les participants ont également appelé à une désescalade immédiate, à la protection des civils et à l’acheminement de l’aide humanitaire. Ils ont insisté sur la nécessité d’un dialogue politique porté par les Soudanais, associant notamment les acteurs civils, les femmes et les jeunes.

Cette périodicité constitue un mécanisme de coordination, non une garantie de cessez-le-feu. Au 30 octobre, les informations publiques ne permettent pas de conclure qu’un accord de cessation des hostilités a été conclu à Genève. La suite dépendra de la capacité des médiateurs à coordonner leurs démarches, de l’engagement des parties soudanaises et de mesures facilitant l’aide aux populations. La transition politique devra, elle aussi, s’appuyer sur un dialogue soudanais inclusif et crédible.

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