
Dans une déclaration publiée à la suite des développements annoncés autour de la MINURSO, le Consortium panafricain pour la paix dénonce ce qu’il considère comme un désengagement irresponsable de l’ONU dans le dossier du Sahara occidental. Réuni en Conseil exécutif extraordinaire, le mouvement interpelle directement l’Union africaine, exige une initiative diplomatique africaine autonome et appelle la société civile ainsi que la jeunesse du continent à se mobiliser pour défendre la paix et la souveraineté africaines.
« SAHARA OCCIDENTAL : L’ONU PARTICIPE À UN CRIME GÉOPOLITIQUE, LE CONSORTIUM MET L’UNION AFRICAINE FACE À SA COMPLICITÉ HISTORIQUE
Le 31 octobre 2026 n’est pas seulement une date de retrait bureaucratique. C’est le jour de la capitulation morale et de la trahison la plus abjecte du système multilatéral international en Afrique. En liquidant lâchement la MINURSO pour complaire aux agendas secrets et aux vetos croisés des superpuissances, le Conseil de sécurité de l’ONU sabote délibérément trente-cinq ans d’efforts de paix. L’ONU s’en va après avoir allumé la mèche d’une bombe à retardement, abandonnant le peuple sahraoui et le continent africain au spectre d’une guerre totale.
Cette désertion irresponsable est un acte criminel contre la stabilité régionale. Le Consortium Panafricain pour la Paix fustige ce racisme géopolitique systémique qui traite les vies africaines et nos frontières comme des variables d’ajustement ou de la vulgaire monnaie d’échange à New York, Paris ou Moscou.
Face à la gravité exceptionnelle de cette situation et à l’urgence de l’heure, le Consortium Panafricain pour la Paix a convoqué un Conseil Exécutif Extraordinaire afin d’arrêter la présente position et de planifier les actions citoyennes d’envergure qui s’imposent à l’échelle du continent.
L’indépendance absolue comme arme de vérité
Le Consortium Panafricain pour la Paix crache sur les financements institutionnels, onusiens ou étatiques. Nous ne devons rien à personne. Notre budget n’est pas suspendu aux subventions de ceux qui affament ou divisent le continent. C’est cette immunité financière totale, portée par la seule force de notre politique citoyenne, qui nous confère le droit et le devoir de briser l’omerta.
Notre neutralité n’est ni de la tiédeur, ni de la peur. Nous refusons de nous aligner sur les factions ou de servir de marchepied aux propagandes d’États rivaux. Notre position est au-dessus de leurs querelles de palais : nous choisissons le camp des peuples, de la dignité humaine inaliénable et de la souveraineté continentale.
L’interpellation foudroyante de l’Union Africaine : Le réveil ou l’indignité
Le paravent onusien est tombé. L’Union Africaine n’a plus aucun prétexte pour cacher sa paralysie et sa lâcheté institutionnelle derrière les résolutions de New York. Continuer à se taire aujourd’hui, c’est se rendre complice actif de la partition et de la déstabilisation de l’Afrique.
Le Conseil Exécutif Extraordinaire du Consortium somme et exige de l’Union Africaine et de ses dirigeants :
- L’arrêt immédiat de la mendicité sécuritaire : Le slogan « des solutions africaines aux problèmes africains » est devenu une farce tragique et l’épitaphe de notre dignité. L’Union Africaine doit arracher le dossier du Sahara occidental des mains des puissances étrangères, en assumer l’entière juridiction politique et imposer sa propre force de paix.
- Un ultimatum face à l’inertie : Nous exigeons la convocation immédiate, d’un Sommet extraordinaire du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS). Si l’UA s’avère incapable de nommer un collège de médiateurs africains inflexibles et de forcer un dialogue souverain, elle devra acter sa propre faillite devant l’Histoire.
- Le dynamitage des blocages internes : Les vetos déguisés et les diplomaties de couloir au sein d’Addis-Abeba doivent cesser. Face au péril imminent, la neutralité de l’UA ne doit plus être une excuse pour l’immobilisme, mais une force d’interposition radicale qui soumet les intérêts nationaux à la survie du continent.
L’appel à l’insurrection citoyenne
L’ONU a fui ses responsabilités, les dirigeants africains tremblent. Il ne reste que la politique citoyenne pour imposer le respect. Le Consortium appelle la jeunesse africaine, les intellectuels, la société civile et les forces vives du continent à se lever comme un seul homme contre cette recolonisation sécuritaire. Prenez le contrôle de votre destin. Ne laissez plus des technocrates corrompus ou des forces extérieures décider si vos enfants vivront en paix ou mourront sous les bombes.
La sentinelle est debout, intransigeante et prête au combat.
Le Coordinateur Général du Consortium Panafricain pour la Paix, Dr NOUNGA DJOMO Ernest , la voix de l’Afrique insoumise ».








