Home AFRIQUE RDC : l’épidémie d’Ebola dépasse 6 000 cas et 3 000 décès

RDC : l’épidémie d’Ebola dépasse 6 000 cas et 3 000 décès

Photo d'illustration

L’épidémie d’Ebola provoquée par le virus Bundibugyo poursuit sa progression en République démocratique du Congo. Les dernières données communiquées par les autorités sanitaires font état de 6 186 cas confirmés et 3 007 décès au 2 septembre 2026. Le foyer, concentré dans l’est du pays, s’étend désormais à six provinces et demeure considéré par l’OMS comme une urgence de santé publique de portée internationale.

Déclarée officiellement le 15 mai 2026 dans la province de l’Ituri, l’épidémie a rapidement dépassé l’ampleur des précédentes flambées enregistrées en République démocratique du Congo. Au 31 août, le ministère congolais de la Communication faisait état de 6 041 cas confirmés et 2 911 décès, avant que le bilan ne s’établisse à 6 186 cas et 3 007 décès quelques jours plus tard. Le taux de létalité atteint ainsi environ 48,6 %, selon les données gouvernementales rapportées le 2 septembre.

Le virus identifié est le Bundibugyo, une espèce distincte du virus Ebola Zaïre. Cette caractéristique complique la réponse sanitaire : aucune vaccination ni aucun traitement spécifique n’est actuellement homologué contre cette souche. Les autorités congolaises ont néanmoins commencé à administrer le vaccin Ervebo aux personnels de santé et autres travailleurs exposés. Ce vaccin est homologué contre l’espèce Zaïre et son utilisation dans le contexte actuel fait l’objet d’une évaluation scientifique. L’OMS soutient parallèlement des recherches sur des candidats vaccins et des traitements.

La progression géographique constitue un autre indicateur important. Au 26 août, l’OMS recensait 60 zones de santé affectées dans six provinces : Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Haut-Uélé, Bas-Uélé et Tshopo. L’Ituri demeurait l’épicentre avec 4 802 cas confirmés, tandis que le Nord-Kivu en comptait 775. L’agence onusienne soulignait également que l’augmentation des chiffres résultait à la fois de la transmission persistante et de l’amélioration de la surveillance, des capacités de diagnostic et de la régularisation de certaines données.

La situation est compliquée par l’insécurité, les déplacements de population, les difficultés d’accès aux soins et les mouvements importants de personnes et de marchandises. L’OMS estime par ailleurs qu’une part importante des décès survient en dehors des centres de traitement, ce qui réduit les possibilités de prise en charge précoce.

La dimension régionale reste également surveillée. L’Ouganda, qui avait enregistré 20 cas et deux décès, a achevé sa période de surveillance renforcée sans nouvelle transmission détectée. L’OMS maintient toutefois l’accent sur la coopération transfrontalière, la surveillance et la préparation des pays voisins.

avec plus de 6 000 cas confirmés et plus de 3 000 décès, l’épidémie de Bundibugyo est devenue la plus importante jamais enregistrée en RDC. Son évolution montre surtout l’importance d’une surveillance épidémiologique renforcée, d’une prise en charge rapide des malades et d’une coordination régionale durable face aux risques de propagation.

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