
A l’unanimité des membres du Conseil de sécurité de l’Onu, il a été décidé la prise d’une résolution relative à la restriction de l’embargo sur les armes imposé à la République démocratique du Congo (Rdc) depuis la fin des années 1990. Par ailleurs, le mandat de la Monusco a encore été prolongé jusqu’au 20 décembre 2023.
Mardi dernier, le Conseil de sécurité de l’Onu s’est réuni à l’effet d’adopter une résolution relative à la question sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Après analyse de la situation et surtout dans l’optique de lutter contre les groupes armés et surtout le redoutable groupe rebelle appelé M23, tous les diplomates des pays membres du Conseil de sécurité de l’Onu, sont arrivés à la conclusion selon laquelle, il faut restreindre l’embargo sur les armes qui a été imposé à ce pays depuis la fin des années 1990.
En effet, tous les diplomates du Conseil de sécurité de l’Onu ont adopté une résolution selon laquelle, « toute expédition d’armes ou de matériel connexe » ou « toute fourniture d’assistance, de services de conseil ou de formation en rapport avec des activités militaires » à la RD Congo ne sont plus requises.
Face à une telle résolution qui a été proposée par la France et unanimement approuvée par le reste des diplomates du Conseil de sécurité de l’Onu, le gouvernement congolais s’en est réjoui avant de la saluer en ces termes : « le gouvernement se félicite de l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution levant l’obligation de notification des achats d’armes dans le cadre du régime de sanctions 1533 de la République démocratique du Congo », a indiqué un communiqué officiel, soulignant davantage que « cette résolution corrige ainsi une injustice qui empêché notre pays d’acquérir librement des équipements militaires pour permettre aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) de disposer des capacités nécessaires à la défense de la patrie ».
Avec ces mesures restrictives sur l’embargo imposé à la Rdc, l’on suppose que maintenant, le pays du président Félix Tshisekedi aura désormais les moyens militaires et de quoi faire face aux forces rebelles du M23, régulièrement accusées d’annexer l’Est de la Rdc pour le compte du Rwanda voisin.
En plus de la résolution de restriction sur l’embargo imposé au Rdc, le Conseil de sécurité de l’Onu a également prolongé les opérations de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) jusqu’au 20 décembre 2023, annonçant toutefois son retrait progressif.
Il a également appelé la MONUSCO et d’autres membres du personnel des Nations Unies au Congo à travailler ensemble sur des tâches cruciales pour se préparer au départ de la force.
Selon la résolution, la MONUSCO continuera d’avoir un effectif autorisé de 13 500 militaires, 660 observateurs militaires et officiers d’état-major, 591 policiers individuels et 1 410 membres de groupes de police organisés.
Dieunedort Essomé










