
Le groupe terroriste l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) a exécuté un soldat nigérian capturé dans la ville de Damasak, située dans l’État de Borno, le 26 décembre 2025. Cet acte s’inscrit dans une série d’exécutions croissantes menées par le groupe depuis le début du mois de décembre. L’incident fait suite à la capture du soldat, qui avait été détenu par l’ISWAP pendant plusieurs jours après son arrestation.
L’exécution de ce soldat marque la 21e victime d’une série d’exécutions brutales depuis le 6 décembre. Au cours de ce mois, l’ISWAP a annoncé l’arrestation et l’exécution de 18 autres personnes accusées de collaborer avec les forces de sécurité nigérianes. Parmi ces victimes figurent sept espions, neuf miliciens de la Civilian Joint Task Force (CJTF), un chef local et un officier de police. Ces exécutions soulignent une intensification des attaques et des représailles du groupe terroriste contre ceux qu’il considère comme des collaborateurs de l’armée nigériane.
Les exécutions et les arrestations de membres présumés des forces de sécurité nigérianes par l’ISWAP coïncident avec une montée en puissance des offensives militaires menées par l’armée nigériane, soutenue par des partenaires internationaux, notamment les États-Unis. Cette dynamique suggère que l’ISWAP pourrait se préparer à intensifier ses actions en réponse à l’augmentation de la pression militaire exercée contre lui. Le groupe, qui contrôle plusieurs zones du nord-est du Nigéria, est déjà l’un des plus dangereux en Afrique de l’Ouest et semble se renforcer dans sa stratégie de résistance face à la montée des forces ennemies.
La situation sécuritaire dans l’État de Borno, l’un des foyers de l’insurrection islamiste au Nigéria, reste précaire. Les exécutions massives par l’ISWAP et ses attaques régulières contre les infrastructures de l’armée, notamment les postes de sécurité, alimentent un climat de terreur parmi les civils et les forces de sécurité. L’armée nigériane, bien qu’enclenchée dans une offensive soutenue contre l’ISWAP, continue de faire face à des difficultés logistiques et stratégiques, alors que le groupe terroriste semble s’adapter et résister face à la pression croissante.
La montée des violences et des représailles met en évidence la guerre complexe à laquelle sont confrontées les autorités nigérianes dans leur lutte contre le terrorisme dans le nord-est du pays. Alors que la communauté internationale observe avec inquiétude l’évolution de la situation, le Nigéria se trouve à un carrefour où la guerre contre l’extrémisme pourrait prendre une tournure encore plus violente dans les mois à venir.












