
Le 22 novembre 2025, pour la première fois depuis sa présence discrète au Nigeria, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a revendiqué une attaque contre l’armée nigériane, marquant un tournant dans ses opérations dans le pays. L’attaque a eu lieu dans la localité de Duruma, dans la zone de gouvernement local de Baruten, située dans l’État de Kwara, à l’ouest du Nigeria, à proximité de la frontière béninoise.
Selon un communiqué du JNIM, plusieurs soldats de l’armée nigériane ont été tués dans l’attaque, et un nombre indéterminé de civils a également perdu la vie. Des témoins locaux ont rapporté que des véhicules militaires, des motos et d’autres équipements militaires ont été détruits ou sérieusement endommagés dans l’attaque, qui a ciblé un convoi de l’armée en opération dans cette région frontalière. L’attaque a été caractérisée par une violence extrême, avec l’utilisation d’explosifs et d’armes automatiques.
Les autorités nigérianes n’ont pas immédiatement confirmé le bilan de l’attaque, mais elles ont annoncé qu’une enquête était en cours pour déterminer les circonstances exactes de l’incident. Elles ont également renforcé les mesures de sécurité dans l’État de Kwara et dans les régions voisines, afin de prévenir de nouvelles attaques.
La revendication du JNIM est particulièrement significative, car le groupe islamiste, qui a des liens étroits avec al-Qaïda, opère principalement dans le Sahel et dans certaines régions du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Jusqu’à présent, il avait mené des actions de manière discrète au Nigeria, se contentant de recruter des combattants et d’étendre son influence dans certaines régions du pays.

Cette attaque marque un changement dans ses opérations, suggérant que le groupe pourrait intensifier ses activités au Nigeria, un pays déjà confronté à une insurrection islamiste menée par Boko Haram et d’autres groupes terroristes.
Cette escalade de la violence soulève des préoccupations quant à la stabilité sécuritaire dans le pays, notamment dans les régions frontalières, où les forces de sécurité nigérianes sont souvent vulnérables aux attaques transfrontalières. Le gouvernement nigérian est sous pression pour renforcer sa réponse face à la menace croissante des groupes djihadistes opérant dans la région.
Les analystes s’inquiètent également de l’impact que pourrait avoir cette attaque sur les relations du Nigeria avec ses voisins, notamment le Bénin, car la frontière entre ces deux pays devient un terrain de plus en plus contesté par des groupes armés transnationaux.










