
Le ministère nigérian des Affaires étrangères a confirmé, mercredi, que des frappes aériennes de précision menées par les forces américaines ont visé des positions de l’État islamique dans le nord-ouest du Nigeria. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la coopération bilatérale entre Abuja et Washington pour lutter contre le terrorisme dans la région du Sahel et du bassin du lac Tchad.
Selon les autorités nigérianes, ces frappes ont été planifiées conjointement avec l’armée nationale afin de limiter au maximum les risques pour les populations civiles. Aucun bilan officiel n’a été communiqué pour l’instant, mais des sources locales font état de plusieurs infrastructures utilisées par des groupes armés neutralisées par les frappes. Le ministère des Affaires étrangères a souligné que cette intervention vise principalement à affaiblir les capacités opérationnelles de l’État islamique et à soutenir les efforts de sécurité déjà déployés par l’armée nigériane.
Cette annonce intervient dans un contexte de montée des violences dans le nord-ouest du Nigeria, où des groupes armés affiliés à l’État islamique et à d’autres mouvements extrémistes multiplient les attaques contre les forces de sécurité et les populations civiles. Les experts estiment que la région reste vulnérable en raison de la porosité des frontières et du manque d’infrastructures de sécurité dans certaines zones reculées.

Pour Washington, cette opération illustre l’engagement des États-Unis à soutenir les partenaires africains dans la lutte contre le terrorisme. Le Pentagone n’a pas encore publié de détails précis sur le nombre de frappes effectuées ou les cibles exactes, mais des responsables américains cités par les médias indiquent que les actions ont été limitées et ciblées afin d’éviter toute escalade régionale.
Au Nigeria, la coopération militaire avec les partenaires étrangers, en particulier les États-Unis et la France, a été renforcée ces dernières années pour lutter contre les groupes extrémistes. Toutefois, cette stratégie suscite parfois des débats internes sur la souveraineté et l’efficacité des interventions étrangères sur le sol nigérian.
Les autorités nigérianes ont assuré que les frappes ne constituent pas une violation de la souveraineté nationale, mais s’inscrivent dans un cadre légal établi par des accords bilatéraux de sécurité et de lutte contre le terrorisme. Elles ont également appelé à la vigilance et à la coopération des populations locales afin de faciliter les opérations de renseignement et de sécurisation des zones touchées.
Cette opération marque une nouvelle étape dans la lutte contre l’extrémisme violent dans le nord-ouest du Nigeria, soulignant à la fois les défis sécuritaires persistants et l’importance de la coopération internationale dans la région.












