
Dix candidats et encadreurs du Conseil national des examens (NECO) ont été secourus par l’armée nigériane après une attaque attribuée aux combattants de l’ISWAP contre une école secondaire technique de Lassa, dans l’État de Borno, au nord-est du Nigeria. Cette opération relance les inquiétudes autour de la sécurité des établissements scolaires dans les zones affectées par l’insurrection jihadiste.
L’armée nigériane a annoncé le sauvetage de dix personnes enlevées lundi lors d’une attaque menée par des combattants affiliés à l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) contre une école secondaire technique située à Lassa, dans la zone d’Askira/Uba, dans l’État de Borno, au nord-est du Nigeria.
Selon les informations communiquées par le commandement de l’opération Hadin Kai, les assaillants ont pris pour cible l’établissement scolaire aux environs de 9 heures du matin, alors que des examens supervisés par le Conseil national des examens (NECO) étaient en cours. Plusieurs élèves ainsi que des enseignants ont été capturés avant que les assaillants ne prennent la fuite vers les zones forestières environnantes.

Alerté rapidement, le commandement militaire a déclenché une opération de recherche et de sauvetage mobilisant des unités terrestres et aériennes. La Force aérienne nigériane (NAF) a notamment déployé des avions d’attaque ainsi que des plateformes de renseignement, surveillance et reconnaissance (ISR) afin de localiser les ravisseurs et soutenir les troupes au sol.
Les forces engagées ont finalement intercepté les insurgés près de l’axe de Daggu, où de violents affrontements ont éclaté. D’après les autorités militaires, les troupes ont réussi à prendre l’avantage sur les assaillants, leur infligeant des pertes importantes. Sous pression, les combattants de l’ISWAP auraient abandonné une partie de leurs otages durant leur repli.
L’opération s’est soldée par la libération de dix victimes, parmi lesquelles figuraient des candidats aux examens et des enseignants. Tous auraient été récupérés sains et saufs.
Cette attaque rappelle la persistance de la menace terroriste dans le nord-est du Nigeria, malgré les opérations militaires menées depuis plusieurs années. Selon les données du projet ACLED (Armed Conflict Location & Event Data), plus de 3 500 incidents violents liés aux groupes jihadistes ont été recensés dans cette région au cours des cinq dernières années. Depuis l’enlèvement massif des lycéennes de Chibok en 2014, la sécurité des établissements scolaires reste un enjeu majeur pour les autorités nigérianes.
L’État de Borno demeure l’épicentre des violences menées par ISWAP et d’autres groupes insurgés. Cette nouvelle attaque souligne les défis persistants en matière de sécurisation des infrastructures éducatives, particulièrement en période d’examens nationaux.
La réussite de cette opération de sauvetage constitue un signal fort pour les forces de sécurité nigérianes. Toutefois, elle rappelle également l’urgence de renforcer durablement les dispositifs de protection des populations civiles, en particulier dans les zones rurales exposées à l’insécurité.










