
Le 24 novembre, plusieurs femmes ont été décapitées par des combattants de Boko Haram dans la région montagneuse de Mandara, située dans le gouvernement local de Gwoza, dans l’État de Borno, au nord-est du Nigeria. Cet acte, attribué à la faction d’Ali Ngulde du groupe terroriste, a eu lieu après que les victimes aient été accusées de pratiquer la sorcellerie en raison de la possession d’amulettes. L’exécution a été menée de manière publique, dans le but de semer la peur et d’affirmer l’autorité de la faction sur les populations locales.
Selon des informations provenant de sources proches du dossier, ces femmes ont été capturées après avoir été retrouvées en possession d’amulettes lors d’une fouille effectuée aux abords des campements des insurgés. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, les combattants de Boko Haram ont expliqué que les amulettes constituaient la preuve d’une pratique de sorcellerie, qu’ils ont qualifiée de « pratique interdite » selon leurs interprétations de la Charia. Après un soi-disant « procès » sommaire, les femmes ont été emmenées dans un endroit isolé des montagnes et exécutées.
L’exécution publique a été organisée en présence d’autres membres de la faction et de la population locale, dans une tentative manifeste de renforcer l’emprise du groupe sur la région et d’intimider les habitants. Des sources locales rapportent que la vidéo montrant l’exécution a rapidement circulé sur les plateformes de médias sociaux, ajoutant à l’horreur et à la consternation générées par cet acte de violence.
Cette exécution intervient dans un contexte de montée des violences et des persécutions de la part de la faction d’Ali Ngulde, qui semble avoir intensifié ses opérations ces derniers mois. Selon plusieurs témoins, le groupe a ciblé non seulement les présumés pratiquants de sorcellerie, mais aussi des individus accusés d’espionnage ou de tentative de défection. De tels actes brutaux visent à maintenir une atmosphère de terreur et à imposer des règles strictes basées sur une interprétation extrême de la loi islamique.
Les autorités nigérianes et les organisations internationales de défense des droits de l’homme ont condamné cet acte, soulignant la nécessité de protéger les populations civiles dans les régions sous contrôle des insurgés et de renforcer les efforts pour lutter contre la radicalisation et l’impunité des groupes terroristes dans le pays.
La violence continue de sévir dans l’État de Borno, et la situation humanitaire demeure préoccupante, les civils étant pris en étau entre les attaques des insurgés et les opérations militaires gouvernementales.










