
Le vice-président de l’Assemblée de l’État de Kebbi, Muhammed Samaila Bagudo, a été enlevé vendredi 31 octobre 2025 par des hommes armés, alors qu’il venait de terminer sa prière à la mosquée. L’incident s’est produit dans la ville de Birnin Kebbi, la capitale de l’État, à la sortie du lieu de culte où la victime était présente. Selon des témoignages recueillis par la presse locale, les assaillants, apparemment des bandits armés, ont rapidement pris la fuite en emportant Bagudo, sans laisser de traces de leur destination.
La situation a immédiatement suscité une vague d’inquiétude parmi les autorités locales et la population. Pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a été faite par le gouvernement nigérian concernant les circonstances de l’enlèvement ni sur l’identité des ravisseurs. Toutefois, des sources proches de l’enquête ont indiqué qu’une opération de recherche serait en cours pour retrouver le vice-président de l’Assemblée de l’État et identifier les responsables de cet acte.
L’enlèvement de personnalités publiques au Nigéria est devenu un phénomène préoccupant ces dernières années, en particulier dans les régions du nord-ouest et du centre du pays, où les groupes criminels armés et les bandes de bandits sont de plus en plus actifs. Ces derniers mènent des attaques violentes pour extorquer des rançons, alimentant ainsi un climat de terreur et d’insécurité. La pratique de l’enlèvement contre rançon est particulièrement courante dans ces zones, bien que des cibles politiques et institutionnelles soient devenues des victimes privilégiées de ces groupes.
Des appels à l’action ont été lancés par des représentants politiques et des leaders communautaires, qui exigent des mesures plus strictes de sécurité et une mobilisation accrue des forces de l’ordre pour lutter contre ce phénomène. De nombreux observateurs affirment que la situation pourrait se détériorer davantage si des mesures de prévention et de répression plus robustes ne sont pas rapidement mises en place.
Les autorités de l’État de Kebbi, ainsi que les forces de sécurité nigérianes, travaillent donc d’arrache-pied pour localiser Muhammed Samaila Bagudo et rétablir l’ordre. Les efforts de recherche se poursuivent, et les Nigérians espèrent que cette affaire sera résolue rapidement, sans que la victime ne subisse de préjudices graves.
Le gouvernement fédéral a exprimé sa solidarité envers l’Assemblée de l’État de Kebbi et ses membres, tout en appelant à la coopération de toutes les parties concernées pour résoudre cette crise.











