
Le 20 novembre 2025, l’État de Borno, dans le nord-est du Nigéria, a été le théâtre d’une attaque meurtrière revendiquée par l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) contre les membres de la Civilian Joint Task Force (CJTF), une milice soutenue par le gouvernement nigérian. L’attaque, qui a eu lieu dans la localité de Warabe, a été menée sous forme d’embuscade, un mode opératoire fréquent de l’ISWAP dans la région.
Selon les informations fournies par le groupe terroriste dans une déclaration, quatorze membres de la CJTF ont été tués au cours de l’attaque. En outre, l’ISWAP a affirmé s’être emparé de plusieurs armes appartenant aux miliciens, renforçant ainsi ses capacités en armement. Cette opération s’inscrit dans un contexte de montée en intensité des violences dans le nord-est du Nigéria, où les affrontements entre les forces progouvernementales et les groupes jihadistes continuent de se multiplier.
La CJTF, composée principalement de volontaires locaux, joue un rôle clé dans la lutte contre les groupes terroristes dans la région. Elle est souvent en première ligne dans les zones rurales de Borno et des états voisins, contribuant à sécuriser les villages et à mener des actions de renseignement. Cependant, la milice est également régulièrement ciblée par les attaques de l’ISWAP et de Boko Haram, deux groupes qui sont responsables de nombreuses violences dans cette zone en proie à des conflits depuis plus d’une décennie.
Cette attaque intervient alors que la région entre dans une période de tensions accrues, exacerbées par les conditions climatiques et l’approche de la saison des conflits. Chaque année, la saison des pluies, suivie de conditions climatiques plus sèches, voit une intensification des affrontements, les groupes armés profitant de cette période pour mener des opérations de plus grande envergure.
Les autorités nigérianes n’ont pas encore réagi officiellement à cette attaque, mais les forces de sécurité ont intensifié leurs opérations contre les insurgés, en particulier dans les zones rurales de Borno, où les attaques contre la CJTF sont fréquentes. Alors que la guerre contre le terrorisme se poursuit dans le nord-est du Nigéria, la population locale reste prise au piège dans ce cycle de violence et d’insécurité.
Cette escalade des violences soulève de nouveau des questions sur l’efficacité des stratégies de lutte contre les groupes armés dans la région, ainsi que sur la sécurité des populations civiles qui vivent sous la menace constante de ces groupes jihadistes.










