
Le groupe État islamique (EI) a publié, ce samedi 3 janvier, une infographie récapitulative de ses activités armées revendiquées au cours de l’année 2025. Diffusé par Amaq Agency, son organe de propagande officiel, le document fait état de 1 218 attaques menées à travers plusieurs régions du monde, ayant causé, selon les chiffres avancés par le groupe, 5 745 morts et blessés.
Cette publication s’inscrit dans la stratégie de communication régulière de l’EI, qui diffuse périodiquement des bilans chiffrés afin de mettre en avant sa capacité opérationnelle et son implantation dans différentes zones de conflit. Ces données, produites par le groupe lui-même, ne peuvent toutefois pas être vérifiées de manière indépendante et doivent être considérées avec prudence par les observateurs.
D’après l’infographie, le Nigeria apparaît comme le pays ayant enregistré le plus grand nombre d’attaques revendiquées en 2025, avec un total de 368 actions. Le groupe y est principalement actif dans le nord-est du pays, où il opère à travers sa branche locale, notamment dans le bassin du lac Tchad, une région marquée depuis plusieurs années par l’insécurité et les violences armées.

En revanche, c’est la Somalie qui concentre le plus lourd bilan humain, avec 1 734 morts et blessés selon l’EI. Le groupe attribue ce chiffre élevé aux conséquences de l’opération militaire lancée par les autorités du Puntland, région semi-autonome du nord-est du pays. Cette zone est devenue, ces dernières années, un théâtre d’affrontements récurrents entre forces locales, groupes armés et organisations jihadistes cherchant à étendre leur influence.
La République démocratique du Congo (RDC) figure en deuxième position en termes de nombre d’attaques, avec 221 actions revendiquées. L’est du pays, notamment les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, reste confronté à une instabilité persistante, alimentée par la présence de multiples groupes armés, dont la branche locale de l’EI, souvent désignée sous l’appellation des Forces démocratiques alliées (ADF).
Au-delà de ces trois pays, l’infographie mentionne également des attaques revendiquées dans d’autres régions d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie, illustrant la dispersion géographique du groupe malgré la pression militaire exercée par les forces locales et internationales.
Les autorités des pays concernés, tout comme plusieurs organisations internationales, continuent de souligner la nécessité de relativiser les chiffres diffusés par les groupes armés, tout en reconnaissant que la menace sécuritaire demeure réelle dans plusieurs zones. Cette publication intervient dans un contexte où les enjeux de lutte contre le terrorisme restent au cœur des priorités sécuritaires régionales et internationales.









