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Mali : le président de la Chambre des mines invité à prendra la parole lors de la Semaine minière africaine 2025

photo d'illustration


Le Mali s’apprête à occuper le devant de la scène lors de la Semaine minière africaine (AMW) 2025, prévue du 1er au 3 octobre au Cap en Afrique du Sud. Sous le thème évocateur « de l’extraction à la valorisation : libérer la richesse minérale de l’Afrique », cette rencontre rassemblera investisseurs, décideurs et experts pour débattre de l’avenir du secteur minier du continent.

Parmi les intervenants de marque, Fousseni Togola, président de la Chambre des mines du Mali qui portera la voix de son pays au sein du panel consacré à « l’accroissement du raffinage et du traitement de l’or en Afrique ». Une tribune stratégique pour rappeler la place centrale qu’occupe le Mali dans l’industrie aurifère africaine et les efforts entrepris pour transformer la manne minière en richesse locale.

Deuxième producteur d’or du continent derrière le Ghana, le Mali a fait de son secteur aurifère un pilier de son économie. Le métal jaune représente plus de 70 % de ses recettes d’exportation et continue d’attirer les grandes compagnies internationales. En juillet 2025, le pays a octroyé à la société canadienne B2Gold un permis d’exploitation souterraine de la mine de Fekola, un projet qui devrait accroître la production nationale de 25 000 à 35 000 onces par an. Dans le même temps, Robex Resources (Canada) et Toubani Resources (Australie) se préparent à lancer de nouvelles infrastructures de production.

Au-delà de l’extraction, Bamako affiche désormais l’ambition de renforcer la transformation locale. La construction d’une raffinerie d’or en partenariat avec la Russie illustre cette volonté : avec une capacité annuelle estimée à 200 tonnes, l’installation devrait générer des revenus additionnels en donnant une valeur ajoutée aux productions nationales et régionales.

Si le Mali attire de plus en plus d’investissements, son secteur aurifère se développe dans un contexte marqué par l’instabilité. Depuis une décennie, le pays est confronté à la menace persistante des groupes jihadistes qui ciblent à la fois les forces armées, les civils et parfois les zones minières stratégiques. Cette insécurité pèse sur les coûts d’exploitation, fragilise les routes commerciales et oblige les entreprises à renforcer leurs dispositifs de sécurité.

Les attaques dans le Sahel soulignent le paradoxe malien : un pays riche en ressources, dont l’or constitue le principal moteur de croissance, mais où l’exploitation de ces richesses reste vulnérable aux soubresauts sécuritaires. Les retombées de l’industrie aurifère dépendent ainsi autant des capacités de production que de la stabilité politique et militaire du territoire.

Dans ce contexte, la participation de Fousseni Togola à la Semaine minière africaine prend une dimension particulière. L’événement offrira au Mali l’opportunité de rassurer les investisseurs internationaux, de présenter ses nouvelles facilités de financement pour soutenir la recherche géologique, l’autonomisation des mineurs artisanaux et le développement des infrastructures énergétiques et routières, mais aussi de réaffirmer sa place incontournable sur la carte aurifère du continent.

Entre promesses économiques et défis sécuritaires, l’avenir du secteur minier malien reste suspendu à un équilibre fragile : transformer son potentiel aurifère en prospérité durable, tout en faisant face à une insécurité qui, jusque-là, continue de menacer cette richesse.


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