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Mali : le JNIM exige une rançon de 5,8 millions de dollars pour la libération des deux citoyens égyptiens

photo d'illustration

Le 28 octobre 2025, deux hommes d’affaires égyptiens ont été enlevés par des militants présumés du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), un groupe jihadiste actif au Sahel, alors qu’ils circulaient entre la ville de Ségou et Bamako, la capitale malienne. Cet enlèvement survient dans un contexte déjà tendu, moins de deux jours après le versement de rançon et la libération de deux ressortissants émiratis et d’un Iranien dans la même région, alors qu’ils étaient jusque-là, détenus par des éléments du JNIM.

Les autorités maliennes et internationales se retrouvent une nouvelle fois face à un dilemme classique dans les régions touchées par l’insécurité : la gestion des demandes de rançon. Le JNIM, à travers des canaux non officiels, aurait exigé une rançon de 5,8 millions de dollars pour la libération des deux citoyens égyptiens, bien loin des 70 millions de dollars demandés et obtenus par les ravisseurs lors de l’enlèvement des ressortissants des Émirats arabes unis. Ce montant de 5,8 millions de dollars semble relativement modeste en comparaison de la précédente demande, laissant présager une dynamique différente dans la négociation.

L’exigence plus modeste soulève plusieurs interrogations : une éventuelle évolution des stratégies du JNIM face à la pression internationale ? Ou bien un changement dans les capacités financières des groupes armés opérant au Sahel ? La disparité dans les montants de rançon pourrait aussi refléter une volonté de « tester » le marché des négociations, en fonction des pays impliqués. Tandis que les Émirats arabes unis sont réputés pour leurs ressources financières et leurs réseaux d’influence régionaux, les autorités égyptiennes semblent avoir été moins réactives dans cette affaire.

Par ailleurs, l’enlèvement de ressortissants étrangers dans cette zone est devenu une source majeure de financement pour les groupes armés au Sahel, notamment le JNIM, qui utilise ces fonds pour financer ses opérations et sa montée en puissance dans cette région instable. L’implication des pays concernés dans les négociations et les paiements de rançon contribue souvent à maintenir ces groupes armés dans une logique de prise d’otages, tout en menaçant la stabilité régionale.

Une enquête approfondie sur les négociations en cours pourrait permettre de mieux comprendre les ressorts de ces demandes, les stratégies employées par les ravisseurs, et le rôle croissant des rançons dans le financement du terrorisme dans le Sahel. Cependant, la question essentielle reste : jusqu’où les pays et les acteurs internationaux accepteront-ils de se plier aux exigences des groupes terroristes pour garantir la sécurité de leurs citoyens ?

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