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Mali : Kati, siège du pouvoir militaire de Bamako tombe sous le contrôle du JNIM

Photo d'illustration

Le nord et le centre du Mali connaissent une évolution rapide de la situation sécuritaire ce dimanche. Le retrait annoncé des éléments russes de l’Africa Corps de Kidal, consécutif à un accord avec des forces azawadiennes, intervient dans un climat déjà instable. Parallèlement, des informations non confirmées font état d’une présence accrue du JNIM à Kati, siège du pouvoir militaire. Ces développements suscitent de nombreuses interrogations quant à l’équilibre des forces sur le terrain.

Selon des sources locales et sécuritaires, les éléments russes affiliés à l’Africa Corps auraient quitté définitivement la ville de Kidal, bastion historique des groupes armés touaregs. Ce retrait ferait suite à un arrangement négocié avec des forces dites azawadiennes, sans que les termes précis de cet accord n’aient été rendus publics. Kidal, longtemps disputée entre groupes rebelles, forces maliennes et partenaires étrangers, se retrouverait désormais sous contrôle exclusif des groupes armés locaux.

Ce départ marque un tournant notable. Depuis 2022, la présence russe, estimée à plusieurs centaines d’hommes selon diverses sources, s’inscrivait dans une stratégie de reconquête territoriale appuyée par les autorités de transition. La région de Kidal, située à plus de 1 500 km de Bamako, demeure stratégique en raison de sa proximité avec l’Algérie et des routes de trafic transsaharien.

Dans le même temps, des informations circulant dans certains cercles sécuritaires évoquent une situation préoccupante à Kati, localité située à une quinzaine de kilomètres de Bamako et abritant le quartier général de la junte. Des combattants du JNIM auraient pris le contrôle de certaines installations sans rencontrer de résistance significative. Toutefois, ces affirmations restent à ce stade, non confirmées par des sources indépendantes ou officielles.

Des rapports évoquent également des mouvements de défection au sein de l’armée malienne, impliquant plusieurs officiers supérieurs. Le nom du général El Hadj Ag Gamou, figure importante du dispositif militaire dans le nord, est cité dans certaines de ces allégations. Là encore, aucune confirmation formelle n’a été apportée, et les autorités maliennes n’ont pas communiqué publiquement sur ces éléments.

Depuis 2012, le Mali est confronté à une insurrection persistante, impliquant des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Le JNIM, actif dans plusieurs régions du pays, est considéré comme l’un des principaux acteurs de cette insurrection, avec une capacité d’action estimée à plusieurs milliers de combattants.

Ces développements, qu’ils soient confirmés ou encore au stade de rumeurs, illustrent la volatilité persistante du contexte sécuritaire malien. Le retrait des combattants russes de l’Africa Corps de zones stratégiques comme Kidal et les informations faisant état de tensions au cœur même de l’appareil militaire soulignent les défis auxquels les autorités de transition restent confrontées. Dans l’attente de confirmations officielles, la prudence s’impose quant à l’interprétation de ces événements.

Cette information est en développement !!

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