
La bataille d’Anéfis, dans le nord du Mali, continue de s’intensifier. Au quatrième jour des affrontements, les forces armées maliennes (FAMa), appuyées par les éléments de l’Africa Corps russe, demeurent retranchées dans leur base militaire, soumises à des attaques répétées attribuées à la coalition formée par le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Les informations disponibles, essentiellement issues des protagonistes du conflit, restent difficiles à vérifier de manière indépendante.
Selon plusieurs sources proches des groupes armés, les positions occupées par les forces maliennes et russes auraient subi un pilonnage quasi continu, accompagné d’attaques menées à l’aide de drones FPV (First Person View). Les frappes auraient ciblé des infrastructures considérées comme stratégiques à l’intérieur du camp, notamment les réserves d’eau, les antennes de communication ainsi que plusieurs véhicules blindés. Cette stratégie viserait à réduire progressivement les capacités opérationnelles des défenseurs et à compliquer leur maintien sur place.
Le Front de libération de l’Azawad affirme par ailleurs que des représentants russes auraient tenté d’obtenir un accord garantissant un retrait sécurisé des militaires présents à Anéfis, sur un schéma comparable à celui évoqué lors des événements de Kidal. Cette proposition aurait toutefois été rejetée par les responsables du mouvement, lesquels estiment que les engagements précédemment pris par les forces russes concernant leur retrait du nord du Mali n’ont pas été respectés. Cette version n’a fait l’objet d’aucune confirmation officielle de la part des autorités maliennes ou de l’Africa Corps.
Dans le même temps, les forces maliennes et leurs alliés russes poursuivraient des frappes aériennes contre les positions du FLA et du JNIM autour d’Anéfis. Selon les informations diffusées par différentes sources locales, ces opérations mobilisent des avions de combat ainsi que plusieurs types de drones, dont des drones FPV et des drones de type Geran. Les groupes armés reconnaissent des pertes matérielles, notamment la destruction de certains véhicules blindés, sans communiquer de bilan précis. Aucune estimation indépendante des pertes humaines n’est actuellement disponible.
D’autres informations, impossibles à confirmer de façon autonome, évoquent des tensions croissantes au sein des forces retranchées dans la base. Des soldats maliens qui auraient tenté de quitter leurs positions auraient été tués avant de pouvoir se rendre, selon des affirmations relayées par les groupes armés. Par ailleurs, les renforts envoyés depuis Gao ne seraient toujours pas parvenus à rejoindre Anéfis afin de ravitailler la garnison, laissant planer des interrogations sur les capacités logistiques des forces assiégées.
Anéfis occupe une position stratégique sur l’axe reliant Gao à Kidal, ce qui en fait un point clé du contrôle territorial dans le nord du Mali. Depuis la reprise des hostilités entre les autorités maliennes et les groupes armés en 2023, les combats se sont intensifiés dans cette région désertique où les drones occupent désormais une place centrale dans les opérations militaires. Faute de ravitaillement et en l’absence d’une percée des renforts, la situation humanitaire et militaire pourrait rapidement se dégrader davantage, tandis que le risque d’une offensive décisive demeure élevé dans les prochains jours.










