
Le 14 octobre 2025, un coup d’État militaire a secoué Madagascar, perturbant davantage la situation déjà fragile de la Grande Île. Ce renversement a été mené par les forces armées malgaches, qui ont pris le pouvoir en réponse aux manifestations populaires orchestrées par la génération Z. Cette crise, qui dure depuis le 25 septembre, a vu un basculement décisif lorsque des militaires du CAPSAT, un groupe de l’armée, ont annoncé la formation d’un directoire militaire après avoir déclaré qu’ils avaient pris le contrôle du pays.
Les manifestations de la jeunesse malgache, en grande partie motivées par des revendications économiques et politiques, ont pris de l’ampleur avec le soutien des militaires, un tournant dramatique pour le régime en place. Alors que la présidence d’Andry Rajoelina restait silencieuse pendant les premières heures de la crise, une annonce officielle de prise de pouvoir militaire a été faite, provoquant une réaction rapide de la communauté internationale.
Dans un contexte de tensions politiques croissantes, l’Union africaine a rapidement réagi en convoquant une réunion urgente de son Conseil de Paix et de Sécurité à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 15 octobre. Lors de cette session, l’organisation panafricaine a pris la décision radicale de suspendre Madagascar de toutes ses instances et activités, citant la prise de pouvoir anticonstitutionnelle par les militaires. Cette suspension, avec effet immédiat, vise à manifester une ferme opposition au changement de gouvernement par la force, conformément aux principes de l’UA sur le respect de l’ordre constitutionnel et de la démocratie.
Dans son communiqué, l’UA a non seulement condamné fermement ce coup d’État, mais a aussi exigé des mesures immédiates pour rétablir la situation constitutionnelle à Madagascar. L’Union appelle à la mise en place d’un gouvernement de transition civil et à l’organisation d’élections libres, équitables et transparentes dans les plus brefs délais. De plus, elle a exprimé sa volonté de collaborer étroitement avec la SADC pour apporter son soutien afin d’assurer un retour à la stabilité politique dans le pays.
L’UA a également averti que des sanctions ciblées seraient appliquées contre les responsables du coup d’État si les exigences de l’organisation n’étaient pas respectées. En dépit de cette situation tendue, l’Union africaine a exhorté la population malgache à maintenir le calme et à engager un dialogue national pour résoudre la crise de manière pacifique et durable.










