
Le 24 octobre 2025, un décret signé par le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo a officialisé la perte de nationalité malgache d’Andry Rajoelina, ancien président de la République de Madagascar. Cette décision repose sur l’article 42 du Code de la nationalité malgache, qui stipule qu’un citoyen perd sa nationalité s’il acquiert une autre nationalité sans l’approbation préalable des autorités compétentes. Cette mesure marque un tournant dans la situation politique de l’ancien chef d’État.
La décision intervient dans un contexte déjà tendu pour Rajoelina, qui a vu son mandat remis en cause à plusieurs reprises au cours de l’année 2025. Le 14 octobre 2025, l’Assemblée nationale a voté massivement pour sa destitution, avec 130 voix en faveur de sa révocation contre seulement 33 voix contre. Ce vote a eu lieu malgré la publication, quelques heures avant, d’un décret de dissolution du Parlement signé par le président déchu. Néanmoins, la chambre basse a décidé de maintenir sa position et de poursuivre le processus de destitution.
Craignant pour sa sécurité suite aux tensions politiques croissantes, Rajoelina a quitté Madagascar dans les jours suivants, entre le 11 et le 12 octobre 2025, pour s’exiler à l’étranger. Son départ a suscité des spéculations sur son avenir politique, notamment concernant sa stratégie pour recouvrer un jour le pouvoir, bien que son exil volontaire ne soit pas encore officiellement commenté par les autorités malgaches.
La perte de nationalité d’Andry Rajoelina pourrait avoir des conséquences significatives sur ses perspectives de retour en politique, d’autant plus qu’il pourrait se retrouver dans une situation juridique complexe concernant son statut dans d’autres pays. Toutefois, jusqu’à présent, aucune déclaration officielle du gouvernement malgache n’a été publiée concernant cette décision, ni sur la situation de l’ex-président depuis son départ du pays.
Cette évolution s’ajoute à un contexte politique instable dans lequel l’ancien dirigeant malgache est impliqué depuis sa démission forcée et les événements qui ont conduit à sa destitution. Le pays attend désormais de voir comment cette crise politique se résoudra et quelles en seront les implications pour l’avenir du système démocratique malgache.










