
L’organisme kényan de surveillance des droits de l’homme a annoncé lundi, que dix (10) personnes ont perdu la vie et vingt-neuf (29) autres ont été blessées lors des récentes manifestations contre le gouvernement. Ces chiffres préoccupants mettent en lumière l’intensité des tensions qui secouent le pays depuis plusieurs semaines.
Selon la Kenya National Commission on Human Rights (KNCHR), une Ong financée par le gouvernement, les victimes ont été recensées dans plusieurs villes où les protestations se sont intensifiées. L’organisation appelle les autorités à faire preuve de retenue et à garantir le droit de manifester pacifiquement. Elle exhorte également les forces de l’ordre à s’abstenir de recourir à une force excessive.
Les manifestations, déclenchées par un projet de loi controversé sur les finances, ont rassemblé des milliers de Kényans dans les rues de Nairobi, Kisumu, Mombasa et d’autres centres urbains. De nombreux citoyens dénoncent une hausse du coût de la vie et accusent le gouvernement du président William Ruto de ne pas écouter les revendications populaires.
« L’usage disproportionné de la force contre des manifestants non armés est inacceptable dans une démocratie », a déclaré un représentant de la KNCHR, appelant à l’ouverture d’enquêtes indépendantes sur les incidents signalés.
Le gouvernement, de son côté, affirme que les forces de sécurité ont agi dans le cadre de la loi pour maintenir l’ordre public face à des actes de vandalisme et des tentatives d’intrusion dans des bâtiments officiels.
Ce bilan intervient alors que les tensions restent vives dans le pays, malgré l’annonce du retrait partiel du projet de loi contesté. Des appels à de nouvelles mobilisations continuent de circuler sur les réseaux sociaux, alimentés par une jeunesse engagée et déterminée à faire entendre sa voix.
Les observateurs internationaux et la société civile appellent à un dialogue inclusif pour apaiser la situation et éviter une escalade de la violence dans les jours à venir.










