
Le gouvernement du Ghana a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi que 272 de ses ressortissants auraient été « attirés » dans la guerre opposant la Russie à l’Ukraine. Selon Accra, environ 55 d’entre eux auraient été tués depuis le début de leur engagement dans le conflit.
Dans une déclaration rendue publique à Accra, le ministre ghanéen des Affaires étrangères a indiqué que les autorités estiment à 272 le nombre de citoyens ghanéens impliqués sur le front ukrainien. Le chef de la diplomatie a précisé que ces ressortissants auraient été « attirés » dans la zone de conflit, sans fournir de détails supplémentaires sur les modalités exactes de leur engagement.
Selon les chiffres communiqués par le ministère, « environ 55 » de ces Ghanéens auraient perdu la vie dans le cadre des hostilités. Les autorités n’ont pas précisé la période exacte à laquelle ces décès seraient survenus, ni la localisation précise des combats ayant entraîné ces pertes humaines. Aucune ventilation officielle n’a été fournie concernant le nombre de blessés ou de personnes portées disparues.
Le ministère des Affaires étrangères a indiqué que les informations disponibles proviennent de recoupements effectués par les services diplomatiques et consulaires du Ghana, en lien avec des familles de ressortissants concernés et des partenaires internationaux. Les autorités ghanéennes ont souligné que la collecte de données demeure complexe en raison de la nature du conflit et de l’accès limité à certaines zones de combat.
Dans sa communication, le ministre a rappelé que le Ghana ne participe pas militairement au conflit en Ukraine et n’a mandaté aucun de ses citoyens pour combattre. Il a insisté sur le fait que ces engagements relèvent d’initiatives individuelles, souvent liées à des promesses d’emploi ou de rémunération qui auraient conduit certains ressortissants à se rendre dans la région.
Les autorités ghanéennes ont également indiqué suivre la situation de près et maintenir un contact avec leurs représentations diplomatiques accréditées dans les pays concernés. Aucune information n’a été fournie sur l’éventuelle détention de ressortissants ghanéens ni sur des procédures judiciaires en cours à leur encontre.
Le ministère n’a pas communiqué de données détaillées sur le statut administratif de ces citoyens au moment de leur départ ni sur les filières par lesquelles ils auraient été recrutés ou acheminés vers les zones de combat. Il a toutefois réaffirmé que le gouvernement met régulièrement en garde contre les déplacements non autorisés vers des zones de guerre.
Selon les autorités d’Accra, des démarches sont en cours pour établir un bilan plus précis de la situation des ressortissants ghanéens concernés et pour informer les familles. Le ministère des Affaires étrangères a indiqué que de nouvelles mises à jour seront communiquées à mesure que des informations vérifiées et consolidées deviendront disponibles.









