
Le Ghana a récemment expulsé un total de 68 ressortissants africains, dont 42 Nigérians, de la région d’Ashanti, suite à une série d’opérations menées par les autorités locales. Cette décision intervient dans le cadre d’une politique de régulation de l’immigration et de contrôle des flux migratoires dans la région.
Selon les autorités ghanéennes, les expulsés étaient principalement des ressortissants nigérians, mais d’autres nationalités africaines étaient également concernées par cette mesure. Les raisons invoquées pour ces expulsions seraient liées à des activités jugées illégales ou non conformes aux réglementations en vigueur au Ghana, notamment en matière de travail informel et de séjour irrégulier.
Les autorités de la région d’Ashanti ont précisé que les expulsions faisaient suite à des opérations de contrôle menées sur plusieurs mois, au cours desquelles des dizaines de ressortissants étrangers ont été identifiés comme étant en situation irrégulière ou impliqués dans des activités non autorisées. Ces opérations ont été réalisées en collaboration avec les forces de sécurité et les autorités d’immigration du pays.
L’expulsion des ressortissants étrangers, en particulier des Nigérians, a suscité des réactions partagées au sein de la population locale. D’un côté, certains soutiennent la mesure en arguant qu’elle vise à maintenir l’ordre et à lutter contre les pratiques illégales qui pourraient nuire à l’économie locale. De l’autre côté, des voix se sont élevées contre ces expulsions, dénonçant la stigmatisation et la discrimination à l’égard des ressortissants africains, en particulier ceux originaires de pays voisins comme le Nigéria.
Les autorités ghanéennes ont assuré que ces expulsions respectaient les normes internationales en matière de droits humains, et que les personnes concernées avaient été dûment informées de leur situation et de leurs droits. Elles ont également ajouté que des mesures seraient prises pour faciliter le retour des expulsés dans leurs pays d’origine, notamment en coordonnant avec les ambassades et consulats concernés.
Le Ghana, comme de nombreux pays africains, fait face à des défis liés à la gestion des migrations intra-africaines, un phénomène de plus en plus marqué dans la région. Les autorités ghanéennes ont réitéré leur volonté de maintenir une politique migratoire équilibrée, en veillant à respecter les engagements internationaux tout en protégeant les intérêts du pays.
La situation en Ashanti pourrait servir de point de départ à un débat plus large sur les politiques migratoires africaines et leur impact sur les relations interafricaines, dans un contexte où les mouvements de population au sein du continent deviennent de plus en plus complexes












