
Un accident de bus survenu mercredi 2 septembre sur la route reliant Dahab à Nuweiba, dans le Sinaï méridional, a fait au moins 21 morts et 28 blessés, selon les autorités égyptiennes. Le bilan, initialement établi à 16 décès, a ensuite été revu à la hausse par plusieurs sources. Des ressortissants jordaniens figurent parmi les victimes.
Un autobus s’est renversé mercredi matin sur la route reliant les stations balnéaires de Dahab et Nuweiba, dans le gouvernorat du Sinaï-Sud, en Égypte. Selon le ministère égyptien de la Santé et de la Population, l’accident s’est produit avant la zone d’Al-Saada, en direction de Nuweiba. Une première évaluation faisait état de 16 personnes décédées sur place et de 28 blessés.
Le bilan humain a toutefois évolué dans les heures suivantes. Reuters rapportait au moins 21 décès, tandis que l’Associated Press faisait état de 22 morts et de 28 blessés. Cette évolution illustre la nécessité de distinguer le bilan initial des chiffres consolidés après l’intervention des services de secours et l’identification des victimes.
Les autorités sanitaires égyptiennes ont indiqué avoir mobilisé 20 ambulances pour intervenir sur les lieux, évacuer les blessés et assurer les premiers soins. Les victimes ont été orientées vers des établissements médicaux de la région. Le ministère de la Santé a également demandé aux structures hospitalières concernées de renforcer leur niveau de préparation afin de prendre en charge les blessés.
La Jordanie a, de son côté, confirmé la présence de ressortissants jordaniens parmi les victimes. Selon plusieurs médias citant des autorités jordaniennes, dix Jordaniens figureraient parmi les personnes décédées. Les informations disponibles ne permettent toutefois pas encore d’établir avec certitude la nationalité de l’ensemble des victimes.
La cause exacte du renversement du véhicule n’avait pas encore été établie dans les premières communications officielles. Des informations de presse ont évoqué différentes possibilités, mais celles-ci ne constituent pas, à ce stade, des conclusions établies par une enquête. Il convient donc de distinguer les faits constatés des hypothèses relatives aux circonstances de l’accident.
Au-delà de ce drame, la question de la sécurité routière demeure un enjeu majeur à l’échelle africaine. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la Région africaine a enregistré environ 225 482 décès liés aux accidents de la route en 2021, soit près de 19 % du bilan mondial, alors qu’elle ne représentait que 15 % de la population mondiale et environ 3 % du parc automobile. Entre 2010 et 2021, les décès routiers y ont augmenté de 17 %.
L’accident du Sinaï rappelle ainsi l’importance des dispositifs de prévention, du contrôle des véhicules, de la qualité des infrastructures et de la capacité d’intervention après collision. Sans préjuger des causes du drame de Dahab-Nuweiba, les données régionales montrent que la sécurité routière demeure un problème structurel nécessitant des politiques publiques fondées sur des données fiables et des mesures de prévention durables.












