
Le parrainage introduit dans le dispositif électoral, ajouté aux conditions d’éligibilité à la présidentielle 2025, est un obstacle à la participation démocratique. C’est la quintessence de ce qu’il faut retenir du point de presse qui a été animé le 19 juin à Abidjan par Vincent Toh Bi Irié, candidat déclaré à la présidentielle 2025.
S’exprimant sur la question, le conférencier du jour est revenu sur ce subtil dispositif légal qui vient verrouiller les conditions d’éligibilité à la présidentielle. Le parrainage tel qu’il est dans le code électoral, « est un obstacle majeur à la participation démocratique, dans un pays aussi fragile que la Côte d’Ivoire, toujours secoué par de graves crises électorales et où les clivages culturels et politiques demeurent une menace permanente pour la stabilité », a-t-il fait remarquer.
A en croire le candidat, le parrainage est sciemment introduit dans le dispositif électoral, avec pour ambition d’éliminer ou si vous voulez, d’écarter du jeu politique, un bon nombre de prétendants à la fonction présidentielle. Sinon, comment comprendre que l’on puisse obliger chaque candidat « à recueillir les signatures d’au moins 1 % des électeurs dans la moitié des régions du pays, y compris à Abidjan et Yamoussoukro », s’est-il interrogé, avant d’ajouter que cette opération, apparemment insignifiante, n’est pas sans soulever, dans son applicabilité, des préoccupations d’ordre techniques et logistiques, puisque le parrainage en lui-même est manuel. Ce qui signifie que c’est des dizaine de milliers de fiches à remplir manuellement puis, à compiler pour ensuite transmettre à la Commission électorale indépendante . Pour le candidat, les transcriptions manuelles et les données alphanumériques sont donc susceptibles d’être entachées d’erreurs.
Ce n’est pas tout, le candidat fait également remarquer qu’ en cas de contestation portée devant le juge des élections, il est moins certain qu’il pourra disposer de l’ingénierie requise, de l’équipement adéquat et surtout, des ressources humaines nécessaires pour effectuer son propre croisement indépendamment de celui de la Commission électorale indépendante (Cei).
Profitant de la même occasion, le candidat Vincent Toh Bi Irié est également revenu sur la sécurité des électeurs lors de la signature des parrainages, vue qu’ils peuvent faire l’objet de menaces directes sur leurs personnes pour leurs choix car, le parrainage n’est pas un choix secret comme il en serait pour le vote définitif qui reste un scrutin secret dans un isoloir, loin des regards.
Suite à un tel réquisitoire, le candidat Vincent Toh Bi Irié pense pour sa part, qu’il est crucial que soit retiré le parrainage du dispositif électoral en cours au risque de connaître à l’avenir, des violences postélectorales pour avoir organisé une élection qui ne cadre pas avec les principes universels d’inclusion des élections.
Parce qu’en matière électorale, « l’inclusion est la norme et l’exclusion, l’exception, que ce soit pour la qualité d’électeur ou l’éligibilité, car, la finalité d’une élection c’est la paix, la cohésion, la stabilité », a-t-il conclu.












