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Côte d’Ivoire : présumée torture du journaliste Serge Koffi, Amnesty international exige une enquête

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L’organisation non gouvernementale en charge de la défense des droits humains Amnesty international, a rendu public un communiqué selon lequel elle exigé du gouvernement ivoirien une enquête indépendante relative aux tortures et autres actes dégradants que le journaliste Yapo Ebiba François alias Serge Koffi aurait fait l’objet entre le 7 et le 11 mai 2020 alors qu’il était fraîchement arrêté et placé en garde à vue dans les locaux de l’unité de lutte contre le grand banditisme (ULGB) sans la présence de son avocat.

En effet, le journaliste Serge Koffi qui a été arrêté à cette date là, aurait été fouetté partout sur le corps, notamment au dos avec une machette, sous la plante des pieds, sur son ventre, sans compter de nombreux coups de poings qu’il aurait également reçu.

Si les faits allégués sont avérés, Amnesty international exige que des personnes suspectées d’avoir commis ces actes proscrits par la constitution et des textes internationaux ratifiés par la Côte d’Ivoire, soient urgemment traduites devant les tribunaux pour répondre de leurs actes, d’où l’exigence au gouvernement d’ouvrir une enquête indépendante dans les plus brefs délais.

Il faut rappeler que le journaliste Yapo Ebiba François alias Serge Koffi a été arrêté à Abidjan le 7 mai 2020 par les agents de la direction de l’informatique et des traces technologiques (DITT).

Selon des sources proches du parquet près le tribunal de première instance, Abidjan-Plateau, une vingtaine de plaintes ont été déposé contre lui et les chefs d’accusation auxquels il devra répondre sont les suivants : « Les chefs d’accusation retenus contre lui sont : « atteinte à la défense nationale, troubles à l’ordre public, diffamation et outrage sur les réseaux sociaux, diffusion de données informatiques frauduleusement obtenues, publication de fausses informations tendant à faire croire qu’une atteinte aux personnes va être commise ».

Il a été placé sous mandat de dépôt à la prison civile de Grand-Bassam.

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