
À quelques mois de l’élection présidentielle ivoirienne, prévue pour octobre, les tensions politiques s’expriment désormais dans la rue. Le 2 août prochain, la capitale économique Abidjan et plusieurs villes du pays accueilleront des marches pacifiques annoncées à la fois par les partisans du président sortant Alassane Ouattara et par des formations de l’opposition.
Ces mobilisations parallèles, bien que distinctes dans leurs revendications, se veulent toutes deux pacifiques. Les partisans du pouvoir entendent manifester leur soutien aux réformes engagées par le chef de l’État et réaffirmer leur confiance dans sa gestion du pays tout en l’encourageant de rempiler pour un quatrième mandat.
Du côté de l’opposition, la marche vise à dénoncer ce qu’elle considère comme un climat de rétrécissement démocratique et à exiger davantage de garanties pour un scrutin libre et transparent.
Les autorités sécuritaires quant à elles, ont été saisies des différentes déclarations de manifestation. Le ministère de l’Intérieur a indiqué suivre la situation de près et promet un encadrement approprié pour éviter tout débordement. « Le droit de manifester est garanti par la Constitution, cependant nous appelons chaque partie au respect strict de la légalité et de l’ordre public », a déclaré un responsable préfectoral sous couvert d’anonymat.
Du côté des organisations de la société civile, les appels à la retenue et à la vigilance se multiplient. « C’est un signe de vitalité démocratique que les citoyens puissent exprimer librement leurs opinions, mais cela ne doit pas devenir une occasion de confrontation. Il faut privilégier la paix », a souligné un responsable d’une ONG de promotion des droits civiques.
Cette journée du 2 août s’annonce donc comme un test pour la maturité politique du pays. Alors que les souvenirs des tensions électorales passées restent encore vifs dans les mémoires, beaucoup espèrent que ces mobilisations se dérouleront dans le calme, sous le signe de l’expression démocratique et du dialogue.









