
Un ressortissant du Burkina Faso, identifié sous le nom de Traoré Alain Christophe, plus connu sous le pseudonyme d’Alino Faso, a été retrouvé mort tôt le matin du jeudi 24 juillet à 07h30 dans sa cellule à l’école de gendarmerie d’Abidjan, ont annoncé dimanche les autorités ivoiriennes. Les circonstances du décès, survenu dans un contexte encore flou, font actuellement l’objet de vives réactions alors que le parquet d’Abidjan a déjà rendu public un communiqué, annonçant que le détenu est décédé de suites d’un suicide.
Selon des sources sécuritaires, Alino Faso, âgé d’une trentaine d’années, avait été interpellé le 10 janvier 2025 dans le cadre d’une lourde enquête judiciaire. Il était accusé d’intelligence avec un État étranger, d’espionnage, de complot contre l’autorité de l’État, de diffusion de fausses informations susceptibles de nuire au moral de la population et de rassemblement de renseignements sensibles dans le but de les transmettre à des puissances étrangères.
Jusqu’au moment de sa mort, il était détenu au sein du quartier disciplinaire de l’école de gendarmerie, situé dans la commune de Cocody, à Abidjan.
Sa mort a été constatée par des agents de permanence, au cours de la ronde matinale. Une autopsie ordonnée par les autorités, a certifié la thèse selon laquelle le décès du détenu est survenu de suites d’un suicide.
Pour Abidjan, il n’y a donc pas de doute à se faire. Abidjan, la mort d’Alino Faso fait suite à une première tentative de suicide. Il « s’est pendu à l’aide de son drap de lit, après avoir tenté sans succès de s’ouvrir les veines du poignet », a souligné le procureur dans son communiqué.
Du côté des autorités burkinabè, l’ambassade du Burkina Faso en Côte d’Ivoire a indiqué avoir été informée du drame et suivre de près l’évolution de l’affaire. « Nous sommes en contact avec les autorités ivoiriennes pour faire toute la lumière sur cette situation », a déclaré un diplomate sous couvert d’anonymat.
Le décès d’Alino Faso intervient dans un contexte de coopération sécuritaire renforcée entre Abidjan et Ouagadougou, dans la lutte contre les réseaux criminels et les menaces transfrontalières. Toutefois, les ONG de défense des droits humains appellent à la transparence dans la conduite de l’enquête, estimant que toute mort en détention doit faire l’objet d’un examen rigoureux.
En attendant les prises de paroles officielles des deux pays et bien que le parquet ait parlé d’un cas de décès par voie de suicide, le mystère continue de planer sur les circonstances du décès de ce ressortissant burkinabè, qui suscite désormais une attention particulière des opinions publiques des deux pays.










