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Côte d’Ivoire : Henriette Dagri Diabaté, la grande chancelière appelle à l’apaisement des cœurs

Henriette Dagri Diabaté, Grande chancelière de l'Ordre national de Côte d'Ivoire.


Henriette Dagri Diabaté continue de marquer la scène nationale ivoirienne par son engagement indéfectible en faveur de la paix et du vivre-ensemble. Grande chancelière de l’ordre national de Côte d’Ivoire, elle a présidé, les 27 et 28 août 2025, deux journées nationales de paix organisées dans la commune d’Abobo, au nord du District d’Abidjan. Cet évènement a réuni responsables politiques, organisations de la société civile, jeunes et femmes autour d’un même mot d’ordre : consolider la cohésion sociale à l’approche d’échéances électorales décisives.

Ces journées s’inscrivaient dans le cadre de la caravane intitulée « 100 jours de caravane ivoiro-française pour des élections apaisées en Côte d’Ivoire », une initiative du président du Conseil d’administration de la Fondation Internationale pour la Paix , la Presse et le Développement durable en Afrique (FIPDA), Narcisse Boli. Pour donner une dimension internationale à cette démarche atypique, le top départ avait été lancé à Paris les 7 et 8 août, avant de trouver un écho fort à Abobo, l’une des communes les plus dynamiques mais aussi symboliques du pays.

La présence d’un émissaire de la grande chancelière à cet évènement n’était pas fortuite. Henriette Dagri Diabaté, ancienne ministre et figure intellectuelle respectée, s’est imposée depuis plusieurs décennies comme une voix morale. Sa stature, à la fois académique et politique, confère une crédibilité particulière aux initiatives de paix. Dans les interventions de son émissaire à la salle des fêtes d’Abobo, elle a rappelé avec insistance l’importance de privilégier le dialogue, le vire-ensemble et la tolérance : « La paix n’est pas une option, c’est une nécessité pour notre avenir commun », a martelé son représentant devant un auditoire particulièrement attentif.

La commune d’Abobo, dirigée par Kandia Camara, présidente du Sénat, a été choisie pour la portée symbolique qu’elle représente. Territoire populaire, souvent présenté comme un baromètre sociopolitique d’Abidjan la commune d’Abobo concentre une jeunesse vibrante, parfois exposée aux tensions diverses. Y organiser deux journées nationales de paix est apparu comme un geste fort, une invitation à transformer cette énergie en levier de stabilité.

L’évènement a également mis en lumière la contribution essentielle des organisations de la société civile. Les ONG « Femmes battantes » et « Saadou Sababou International (SSI) » ont été associées comme partenaires stratégiques. Leur implication traduit la reconnaissance du rôle central des femmes et des communautés locales dans la prévention des crises et la promotion d’élections apaisées.

Les ateliers, conférences et activités culturelles organisés durant ces deux journées de paix ont donné la parole à divers acteurs: Jeunes, femmes, leaders religieux, enseignants et représentants des médias ont échangé sur les moyens de construire un climat électoral exempt de toute violence. Au-delà des discours, des engagements concrets ont été pris, notamment la création de comités locaux de veille pour identifier et désamorcer les tensions.

En filigrane, c’est toute une pédagogie de la paix qui a été mise en œuvre. Henriette Dagri Diabaté, en présidant ces journées, a incarné l’idée selon laquelle la sagesse des anciens peut servir de boussole à une jeunesse parfois désorientée. La voix de son émissaire, empreinte de sérénité et de fermeté, a rappelé que la paix ne se décrète pas, mais se construit pas à pas, avec la participation de tous.


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