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Côte d’Ivoire : cinq gendarmes enlevés au nord-est du pays

photo d'illustration

La tension est montée d’un cran à la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso après l’enlèvement de cinq gendarmes ivoiriens dans la localité de Doropo, au nord-est du pays, par une cinquantaine d’hommes lourdement armés: des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) burkinabè, selon des sources sécuritaires locales.

Les faits se sont produits dans la nuit du lundi à mardi, lorsque les cinq gendarmes, en patrouille et non loin de la frontière, ont été interceptés par un groupe d’une cinquantaine d’hommes lourdement armés et identifiés comme appartenant aux VDP, les supplétifs de l’armée burkinabè engagés dans la lutte contre les groupes jihadistes dans le Sahel.

Des témoins locaux indiquent que les gendarmes ont été conduits de force de l’autre côté de la frontière, en territoire burkinabè.

Les raisons de leur enlèvement restent floues mais, certains observateurs évoquent une confusion sur la délimitation exacte de la frontière, régulièrement sujette à des tensions entre communautés riveraines et forces de sécurité.

Le gouvernement ivoirien n’a pas encore publié de déclaration officielle mais, selon une source militaire à Abidjan, des démarches et des tractations diplomatiques sont en cours pour obtenir la libération rapide et sans condition des gendarmes. La même source évoque des contacts directs entre les autorités des deux pays.

Cet incident intervient dans un contexte de coopération sécuritaire déjà fragile entre Abidjan et Ouagadougou, malgré une volonté affichée de coordination contre la menace terroriste dans la sous-région.

Plusieurs incursions de groupes armés ont été signalées dans cette zone frontalière au cours des derniers mois, rendant la situation de plus en plus instable.

De son côté, la population de Doropo exprime une vive inquiétude. « On ne comprend pas pourquoi des gendarmes ivoiriens peuvent être enlevés aussi facilement sur notre sol sans une réaction immédiate », déplore un chef coutumier de la région, appelant l’État à renforcer la sécurité dans cette zone sensible.

Les autorités burkinabè n’ont pas encore réagi publiquement à ces accusations. Les observateurs s’interrogent sur les motivations réelles de ces VDP et craignent le risque d’une escalade si l’incident n’est pas rapidement résolu par la voie diplomatique.

Une réunion d’urgence du conseil national de sécurité ivoirien serait en préparation dans les prochaines heures, selon nos informations.

À suivre…

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