
Le parquet militaire d’Abidjan a requis lundi 14 juillet une peine de 20 ans de réclusion criminelle contre l’ancien aide de camp de Guillaume Soro, l’ex-chef rebelle et ancien Premier ministre ivoirien. L’ex-commandant Abdoulaye Fofana est poursuivi pour des faits qualifiés de « complot contre l’autorité de l’État », « détention illégale d’armes de guerre » et « atteinte à la sûreté de l’État ».
Le procès, entamé au tribunal militaire d’Abidjan en juin dernier, s’inscrit dans le cadre plus large des procédures judiciaires visant plusieurs anciens proches de Guillaume Soro, en exil depuis 2019 et également sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Le ministère public accuse le prévenu d’avoir joué un rôle clé dans un présumé projet de déstabilisation du régime ivoirien.
Lors de l’audience, le représentant du parquet a rappelé la gravité des faits, soulignant la « menace réelle contre la stabilité nationale » que représentait l’ex-officier Abdoulaye Fofana au moment de son arrestation à Abidjan en 2022.
Pour sa défense, le prévenu a nié toute implication dans un projet de coup de force. Il a affirmé cependant que sa présence à Abidjan n’était pas liée à un quelconque coup contre les institutions mais, qu’il était venu rendre visite à son père mourant.
Le verdict est attendu le 28 juillet 2025. Ce procès relance les débats sur la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire, dans un contexte où le pays continue de panser les plaies de plusieurs décennies de crises politico-militaires.
Plusieurs observateurs estiment que ce jugement pourrait avoir des répercussions sur le climat politique à l’approche des élections présidentielles de 2025.
Guillaume Soro, dont l’ancien bras droit est aujourd’hui jugé, n’a pour sa part pas réagi publiquement à cette nouvelle étape judiciaire. En exil, l’ancien président de l’Assemblée nationale reste une figure controversée de la scène politique ivoirienne.











