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Centrafrique : préparation d’une table ronde afin de réunir des investisseurs pour le financement d’un Plan National de Développement

photo d'illustration

Une table ronde ambitieuse est en préparation afin de réunir des investisseurs pour le financement de son Plan National de Développement. Placée sous le thème « République centrafricaine, terre de promesse et d’opportunités », cette rencontre stratégique se déroulera les 14 et 15 septembre 2025 à Casablanca, une ville dynamique du nord-ouest du Maroc. Cet événement vise à mobiliser des ressources essentielles pour concrétiser les objectifs fixés dans le cadre du PND RCA 2024-2028.

Le cout global pour financer le PND-RCA 2024-2028 est estimé à 7000 milliards de francs CFA qui seront orientés vers des projets intégrateurs tels que l’économie numérique, les transports, l’éducation, le commerce, la santé, les mines, l’énergie, les finances, la promotion du genre, etc.

D’après le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération internationale, le professeur Richard Filakota, « 65% de financement que nous voulons lever sera orienté vers les infrastructures routières pour que la République centrafricaine soit totalement désenclavée. »

Tous les secteurs socio-économiques sont essentiels mais les priorités des priorités concernent l’énergie pour l’industrialisation, les transports pour la mobilité des personnes et la circulation des biens, l’agriculture avec une forte employabilité.

Les ministères sectoriels en action

À l’approche de la table ronde tant espérée par le peuple centrafricain et les investisseurs, la commission communication a détaillé le programme d’échanges avec les ministères sectoriels, en particulier ceux sous la tutelle des ministres concernés. L’objectif est de présenter leurs plans d’action intégrés au Programme national de développement (PND).

Les entretiens enregistrés, simulant des conditions de direct, ont démarré le mercredi 27 août 2025 avec Justin Gourna Zacko, ministre de l’Economie numérique, des Postes et Télécommunications.

L’impact de son secteur n’a pas tardé à faire les gros titres, comme en témoigne l’article publié par Africa 24 : « Près de 4 000 emplois créés par l’économie numérique en 2024 ». Ce média joue un rôle clé dans la couverture des préparatifs liés à cette importante table ronde prévue à Casablanca.

Au cours de cet entretien, le ministre Justin Gourna Zacko a mis en lumière les initiatives du gouvernement visant à réduire la fracture numérique en République centrafricaine. Parmi ces projets figure le développement de la fibre optique, achevé en 2024, qui a généré environ 4 000 emplois, notamment au profit des jeunes des communes traversées par les infrastructures.

Selon le ministre, le pays amorce une nouvelle phase de modernisation en adoptant une stratégie centrée sur l’économie numérique. Ce virage ambitionne de connecter davantage de citoyens et d’entreprises à des ressources en ligne, favorisant la création d’un écosystème numérique plus ouvert et dynamique.

Dans son approche, le PND préconise également des investissements dans l’éducation pour développer les compétences numériques et technologiques des jeunes, les préparant ainsi aux exigences du marché du travail. À cet effet, des initiatives gouvernementales sont déjà en place, axées sur la formation en programmation informatique, cybersécurité et gestion des données. Ces mesures sont pensées pour soutenir la transformation économique du pays avec une perspective jusqu’en 2028.

 « Mon métier est axé sur la jeunesse. Tout ce que nous faisons place la jeunesse au cœur de nos actions. Si vous suivez nos réalisations, notamment avec le lancement du premier projet de backbone en fibre optique, nous avons privilégié la jeunesse en construisant un premier centre de digitalisation à l’université, ainsi qu’un centre similaire au lycée technique ». C’est ce qu’a affirmé Justin Gourna Zacko lors de l’entretien accordé à Africa 24 et aux médias nationaux.

Le jeudi 28 août, le ministre des Transports et de l’Aviation civile, Herbert Gontran Djono Ahaba, s’est à son tour prêté au jeu des questions des journalistes. Il a détaillé les priorités de son ministère qu’il entend défendre auprès des partenaires techniques et financiers réunis à Casablanca.

Devant les caméras d’Africa 24 et de la télévision centrafricaine, le ministre a souligné l’importance cruciale de moderniser les infrastructures de transport. Selon lui, cet effort est indispensable pour stimuler la croissance économique et renforcer l’intégration régionale.

Parmi les projets phares figure la modernisation de l’Aéroport International Bangui M’Poko, menée à travers le Projet d’aménagement et de modernisation de l’aéroport Bangui M’poko (PAMAB). S’ajoute à cela une ambition encore plus grande : la construction d’un nouvel aéroport international ultramoderne pour la République centrafricaine.

Le transport ferroviaire n’est plus opérationnel en République Centrafricaine depuis 1960. Pour pallier cette absence, le ministre des Transports et de l’Aviation civile, a exprimé la détermination des autorités du pays à développer des projets structurants tels que la construction de lignes de chemin de fer reliant Bangui à Bélabo/Kribi au Cameroun, ainsi que Bangui à Birao, Nyala et Amdafok.

Le ministre Herbert Gontran Djono Ahaba a également mis en avant l’importance cruciale de la coopération internationale pour le financement et la réalisation de ces initiatives. Il a tenu à saluer l’engagement actif des partenaires au développement tout en exhortant une mobilisation renforcée, essentielle pour répondre aux objectifs ambitieux du Plan National de Développement (PND).

Selon le ministre Djono Ahaba, investir dans les infrastructures de transport constitue une condition incontournable pour attirer davantage d’investisseurs et renforcer la compétitivité économique du pays.

La table ronde d’investissement pour le financement du Plan National de Développement de la République centrafricaine 2024-2028 est désormais une réalité concrète, marquant une étape importante pour le développement de la  RCA. Ce pays, riche en promesses et en opportunités, aspire à sortir de son cycle de sous-développement chronique qui perdure depuis des années.

Malgré ses vastes ressources naturelles aux potentiels inestimables, leur exploitation nécessite une approche rigoureuse et responsable. Avec des investisseurs sérieux et engagés, ces ressources pourraient devenir des moteurs essentiels d’une croissance économique durable, capable de générer des emplois et d’améliorer la qualité de vie de la population.

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