
Le 12 octobre 2025, Paul Biya a été réélu président de la République du Cameroun avec 53,66% des voix, à l’issue d’une élection marquée par des tensions politiques et une participation électorale contrastée. Le président sortant, âgé de 92 ans, a prêté serment ce jeudi 6 novembre lors d’une cérémonie solennelle à l’Assemblée nationale, en présence de nombreuses personnalités politiques, diplomatiques et du haut gouvernement camerounais.
Cette réélection vient confirmer l’ancrage de Paul Biya à la tête du pays, qu’il dirige depuis plus de 40 ans. Le processus électoral, bien qu’encadré par des mesures de sécurité renforcées, n’a pas manqué de susciter des controverses, notamment en ce qui concerne la transparence des résultats et la gestion de l’opposition. Plusieurs candidats ont exprimé leurs inquiétudes concernant le déroulement du scrutin, faisant valoir des irrégularités dans certaines circonscriptions. Toutefois, le Conseil constitutionnel a validé les résultats, marquant ainsi l’officialisation de la victoire de Paul Biya.
Le président réélu, dans son discours inaugural, a réaffirmé son engagement à poursuivre ses réformes économiques et sociales, et à maintenir la stabilité du pays face à des défis internes et externes, notamment la crise anglophone qui secoue le pays depuis plusieurs années. Biya a également promis de renforcer l’unité nationale et d’encourager un climat de dialogue inclusif afin de surmonter les divisions politiques et communautaires.
Alors que son mandat précédent avait été marqué par des contestations sur la gestion de la crise anglophone et la question de l’alternance politique, le président Biya a choisi de se concentrer sur des projets de développement infrastructurel et de réconciliation nationale. Toutefois, des observateurs estiment que son âge et son long règne soulèvent des interrogations sur la possibilité de réformes profondes dans un pays où les tensions politiques restent vives.
La cérémonie de prestation de serment a été l’occasion pour Paul Biya de confirmer ses priorités pour les années à venir. Cependant, face aux nombreuses attentes de la population, notamment en matière d’amélioration des conditions de vie, la question du changement politique reste au centre du débat national.









