Un scandale d’ordre moral et disciplinaire secoue actuellement les rangs de la police camerounaise, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo à caractère sexuel impliquant un agent en uniforme. Les faits, qui auraient eu lieu dans un bureau de service, ont suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique et provoqué l’ouverture immédiate d’une enquête administrative.
La vidéo, dont la durée dépasse deux minutes, montre un policier engagé dans des actes intimes avec une femme à l’intérieur de ce qui semble être un local de travail. L’uniforme porté par l’homme, les équipements visibles en arrière-plan ainsi que les insignes muraux ne laissent guère de doute sur la nature du lieu : un poste de police, vraisemblablement dans une unité urbaine.
Face à l’ampleur du tollé, la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) a rapidement réagi par voie de communiqué. « Une enquête a été ouverte pour établir les circonstances exactes de cette vidéo, identifier les personnes impliquées et déterminer les responsabilités », précise le texte, qui souligne la volonté des autorités de maintenir « la discipline, l’éthique et l’intégrité au sein des forces de l’ordre ».
Selon des sources internes à la police, l’agent mis en cause aurait été identifié et immédiatement suspendu de ses fonctions, en attendant les conclusions des investigations. La femme présente dans la vidéo n’a pour l’instant pas été officiellement identifiée.
Dans les rues de Yaoundé et sur les plateformes numériques, la polémique enfle. Si certains dénoncent un manquement grave à l’éthique professionnelle, d’autres s’interrogent sur la facilité avec laquelle des espaces officiels peuvent être détournés à des fins personnelles. « C’est un abus de pouvoir et un manque total de respect envers la fonction qu’il incarne », commente un citoyen sur les réseaux sociaux.
Du côté des autorités policières, l’heure est à l’apaisement. Plusieurs hauts responsables ont rappelé que « des cas isolés ne sauraient ternir l’image de l’ensemble du corps », tout en insistant sur la rigueur nécessaire dans la gestion de ce type d’écart de conduite.
Ce scandale intervient dans un contexte où les forces de sécurité camerounaises cherchent à redorer leur blason, en multipliant les campagnes de sensibilisation sur la discipline et la déontologie. L’affaire pourrait ainsi accélérer la mise en œuvre de mesures internes plus strictes sur la surveillance des lieux de service et le comportement des agents.
En attendant les résultats de l’enquête, le ministère de l’Administration territoriale n’a pas encore officiellement réagi.