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Cameroun-football : la FIFA doit prendre des mesures fortes en cas de manquement au fair-play

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photo d'illustration

La fenêtre FIFA du mois de novembre vient de s’achever. Plusieurs manquements au fair-play dont l’instance mondiale du football en fait son leitmotiv, ont été observés avant, pendant et après certains matches. Il urge de plancher sérieusement sur ce problème qui devient assez récurent, et y appliquer des mesures fortes.

L’expression fair-play vient de l’association de deux mots d’origine anglaise : ‘’Fair’’, qui signifie franc, loyal, et ‘’Play’’ qui signifie le jeu, jouer. Littéralement donc, le fair-play signifie ‘’jeu honnête’’. C’est en fait une manière de pratiquer le sport dans le respect des règles, de l’esprit du jeu et de l’adversaire. Ceci est essentiel pour réussir à promouvoir et à développer le sport et l’engagement sportif.

Depuis 1987 afin de donner une vision significative au fair-play, la FIFA (Fédération internationale de football association) a mis en place le Prix du fair-play. C’est une reconnaissance pour un comportement exemplaire qui promeut la compassion et l’esprit du fair-play dans le football associatif du monde entier.

Malgré le fait qu’un drapeau flotte dans les stades pour inviter les uns et les autres au fair-play, malgré le fait qu’une Journée mondiale (célébrée le 7 septembre) y soit dédiée, des actes contraires à ce concept émaillent toujours des reconcentres sportives. Dommage !

Incidents lors du match Brésil – Argentine au Maracana

Lors du match des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 de la zone Amérique du Sud entre le Brésil et l’Argentine au stade Maracana (match disputé dans la nuit du 21 au 22 novembre 2023), de nombreux incidents ont perturbé le bon déroulement de la rencontre. Et ce n’est pas la première fois que ceci arrive au cours des rencontres entre les deux nations.

Toujours dans le cadre des matches de la même compétition et cette fois-ci dans la zone Afrique, des voix se sont élevées au sein de la délégation camerounaise dont le pays disputait un match à Benghazi en Libye (le 21 novembre 2023), pour accuser le pays hôte d’avoir utilisé des méthodes contraires au fair-play avec pour objectif de déstabiliser les joueurs camerounais.

Des images de la rencontre montrent à suffisance comment des lasers étaient dirigés sur les visages des Lions indomptables et des cris de singes scandés par les spectateurs libyens ; sans omettre des projectiles jetés sur la pelouse.

On voit tous ces comportements dans les stades. Ce n’est pas la première fois que des lasers sont dirigés sur les visages des joueurs au cours des rencontres de football ; la FIFA a souvent pris la décision de sanctionner ces comportements barbares par des amendes. Il serait nécessaire dorénavant de donner des sanctions fortes qui auront un impact significatif à court à moyen ou à long termes sur l’équipe ou le pays incriminé.

En dehors des actes qui se produisent régulièrement dans les stades, d’autres comportements sont à déployer, parce qu’ils constituent des méthodes antisportives. La FIFA, en plus d’encenser les bonnes actions en matière de fair-play, veillera davantage à réprimander sévèrement les mauvais élèves dans ce domaine.  Les règles de fair-play commencent dès l’accueil d’une délégation sur son sol. Parce qu’un accueil inhospitalier constitue déjà une anomalie.

Recevoir des hôtes dans une atmosphère hostile dès l’aéroport est un manquement grave à sanctionner ; loger des délégations dans un hôtel où il n’y a pas d’électricité (ou couper l’électricité de temps en temps) entre dans la même lignée ; tout comme les priver de connexion internet à cette ère du numérique où naviguer sur la toile est quotidiennement indispensable ; ou encore rationner l’eau à l’hôtel. La liste des manquements au fair-play n’est pas exhaustive et la FIFA ne doit pas transiger sur l’applicabilité sérieuse des sanctions. Il urge que ces sanctions varient et ne demeurent plus essentiellement pécuniaires.

Les sanctions pécuniaires sont insuffisantes         

Parce que, l’argent pour payer une sanction ou les sanctions, il y en aura toujours. C’est la raison pour laquelle se limiter juste aux sanctions pécuniaires est contreproductif ; et cela reste largement insuffisant pour combattre les méthodes contraires au fair-play. Le 29 mai 1985, lors d’une finale de la Coupe d’Europe en Belgique entre la Juventus de Turin et Liverpool, les hooligans anglais s’illustrent négativement dans ce qui fut appelé le ‘’Drame de Heysel’’.

Au total 39 personnes perdent la vie ce jour, avec plus de 400 blessés qui se retrouvent dans les hôpitaux. L’UEFA (l’Union européenne de football association) prend comme décision de suspendre tous les clubs anglais des compétitions européennes pendant 5 ans. Les clubs anglais ne reprendront les compétitions européennes qu’après le bon comportement des supporters de l’équipe nationale à la Coupe du monde en Italie en 1990.

C’est ce genre de décision à forte portée que la FIFA doit prendre en cas de récidive des actes contraires au fair-play. Ce sera un signe qui va contribuer à assagir toutes ces personnes qui ne savent pas que le sport est un jeu. Bien plus cela va aussi permettre aux Etats d’éduquer les masses en ce qui concerne les activités liées au sport et les lois relatives au fair-play.

Serge Hengoup

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